Ferme de l'île d'Orléans récompensée

Jean-Manuel
Jean-Manuel Téotonio
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La Ferme avicole Orléans a été honorée la semaine dernière, à l'Assemblée nationale du Québec. L'entreprise de Sainte-Famille a reçu des mains du ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, François Gendron, la médaille d'or du 123e concours de l'Ordre national du mérite agricole.

(De gauche à droite) François Turcotte, Lynda Pichette, Luc Turcotte, Lyne Faucher et le ministre François Gendron lors de la remise de la médaille d'or du 123e concours de l'Ordre national du mérite agricole.

«C'est le résultat d'un travail de longue haleine», estime Luc Turcotte, un des deux propriétaires de la Ferme avicole Orléans. Sa ferme a remporté le prestigieux prix plus de vingt ans après avoir remporté la médaille de bronze et dix ans après avoir mérité celle d'argent. Cette médaille d'or a été attribuée avec la mention «Très grand mérite spécial».

Les participants étaient notés selon une grille d'évaluation rigoureuse. Ils étaient évalués entre autres sur leurs équipements, sur l'aspect agroenvironnemental et sur le rayonnement social. Les deux propriétaires étant impliqués dans des conseils d'administration et des syndicats reliés au monde avicole et à celui de la pomme, ce dernier critère n'a pas posé de problème dans l'évaluation.

:«C'est bien de souligner où nous sommes rendus, mais il faut surtout savoir où nous étions il y a 60 ans», affirme M. Turcotte. Cette ferme est avant tout une histoire de famille. Fondée en 1946 par les parents des frères Turcotte, ce n'est qu'en 1980 que Luc Turcotte devient un des dirigeants de l'entreprise.

Croissance

Au fil des années, la ferme s'est spécialisée dans l'élevage de poulets. Les propriétaires ont ensuite intégré dans leur entreprise la culture de la pomme en 1985. M. Turcotte souligne que «dans le temps», sa famille produisait environ 45 000 poulets par année. Aujourd'hui, l'établissement de Sainte-Famille en produit de 700 000 à 800 000 par année. Et à cela il faut ajouter 45 000 dindes annuellement. «Pour donner une idée, dans le temps, nous avions trois bâtiments. Maintenant, nous en avons neuf», précise le copropriétaire.

Ce genre de croissance demande beaucoup de travail dans ce domaine. «Ce sont des affaires qui se montent de longue haleine. Ça prend au moins deux génération pour y arriver», dit-il.

Profits

La production dans le domaine étant contingenté, les dirigeants ne peuvent pas faire augmenter leurs revenus comme ils le souhaitent. Les propriétaires ont donc décidé d'investir dans les équipements de leurs poulaillers. Ainsi, plusieurs aspects de la production sont maintenant automatisés grâce à un ordinateur qui gère notamment la lumière, le chauffage et le fonctionnement des trappes d'air.

Selon M. Turcotte, une de leurs forces est le sens de l'écoute. Il croit qu'il est important de prêter une oreille attentive non seulement aux spécialistes de l'aviculture et de la pomiculture, mais aussi aux consommateurs. . «En bout de ligne, ce sont eux qui nous font vivre», souligne-t-il.

Pour la suite des choses, les dirigeants prévoient poursuivre l'amélioration de leurs équipements pour mieux répondre aux demandes du marché. Avec l'arrivée prochaine du fils de Luc Turcotte dans l'entreprise, la ferme semble bien en selle pour la troisième génération!

L'Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Québec Hebdo

Lieux géographiques: île d'Orléans, Sainte-Famille

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