NDLR:Cet article est un texte d'archives
Selon un communiqué émis par la Ville, ce déversement s’explique par une erreur d’évaluation des quantités d’eau de lixiviation (liquide résiduel issu de la percolation de l'eau à travers les déchets), produite par les cellules d’enfouissement, et ce, en relation avec la capacité d’emmagasinement des bassins et la quantité transportée vers l’usine d’épuration de Québec.
Les conditions hivernales prévalant dans le secteur (plus de 7 mètres de neige accumulée) n’ont pas permis d’effectuer un suivi visuel efficace des lieux durant la période de déversement.
La Ville a pris connaissance de la cause et des conséquences du déversement le 12 mars.
«L’analyse détaillée des données disponibles indique qu’il est peu probable que les eaux de lixiviation se soient rendues à la rivière Sainte-Anne. Les eaux devraient en effet parcourir près de 1,7 km de fossés avant d’atteindre cette rivière. Dès la fonte de la neige, les sites potentiels de contamination seront identifiés, caractérisés et décontaminés», peut-on lire dans le communiqué.
Il s'agit d'une eau faiblement contaminée et qu'aucune prise d'eau potable n'est située en aval du lieu du déversement. Cet événement a été placé sous enquête, étant donné le très long délai écoulé avant que le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs n'en soit prévenu. Un avis d'infraction a été adressé à la Ville de Québec, pour des infractions aux articles 20 et 21 de la Loi sur la qualité de l'environnement.
La Ville de Québec investira, comme prévu au budget 2008, plus de 5 M$ au cours des prochains mois pour doter le site d’une usine d’épuration des eaux de lixiviation. Cette usine devrait entrer en opération au début de l’année 2009. (M.C.)

