La Côte-de-Beaupré, c'est d'abord des gens qui la peuplent, fiers de vivre sur la terre d'origine des familles souches québécoises et de constituer le berceau de la colonisation de l'Amérique du Nord. Son territoire commence avec la majestueuse chute Montmorency, à l'ouest, longe le fleuve Saint-Laurent et s'étend jusqu'au plateau du cap Tourmente, à l'est.
La morphologie bien particulière de la Côte donne à la région sa richesse sur le plan des chutes d'eau et des paysages vallonnés. La Côte-de-Beaupré aligne une série de bandes de terre parallèles au fleuve Saint-Laurent. Les oiseaux ont le plaisir de se regrouper sur la batture, située au premier plan. Suit la plaine littorale, qui est très propice à l'agriculture. Au pied ou au sommet de la falaise qui plonge dans la forêt laurentienne, les habitants ont construit leurs charmantes petites maisons.
Séduit par les paysages, le fleuve Saint-Laurent et la Côte, Samuel de Champlain établit en 1626, la première ferme rurale au pied du cap Tourmente, laquelle sert de garde-manger aux habitants de Québec.
Sans elle, on dit que la population n'aurait pu survivre. En 1636, la compagnie des Cents-Associés cède l'Île d'Orléans et le territoire s'étendant entre la rivière Montmorency (Beauport) et la rivière du Gouffre (Charlevoix). Le peuplement est, à partir de ce moment, bien engagé.
L'avenue Royale est l'une des plus vieilles artères du Québec et de toute l'Amérique du Nord. Surnommée aussi Route de la Nouvelle-France, elle s'étend sur une cinquantaine de kilomètres. Son parcours évoque l'évolution du mode de vie des gens qui l'ont habitée. Pas moins d'une trentaine d'attraits culturels, historiques, patrimoniaux et agrotouristiques parsèment cette avenue. Le souci de conservation et de mise en valeur des richesses de la Côte-de-Beaupré est partagé par l'ensemble des acteurs locaux.
Fondé en 1984, le Centre d'interprétation de la Côte-de-Beaupré tient lieu de porte d'entrée culturelle et historique de la région. Depuis 2002, il est situé dans le vieux couvent de Château-Richer.
La Côte-de-Beaupré possède un attrait unique à son secteur: les caveaux à légumes. Symboles du monde rural, ils évoquent la vie quotidienne de nos ancêtres en Nouvelle-France.
La plupart des caveaux sont enfouis au pied de la petite colline qui longe l'avenue Royale et sont enchâssés à même la pierre de la falaise. Il en existe ailleurs au Québec, mais l'architecture des caveaux à légumes de la Côte-de-Beaupré est propre à la région. C'est également sur la Côte qu'on en retrouve le plus. L'origine de ces bâtiments n'est pas certaine. On pense que la technique d'entreposage des légumes a été empruntée aux autochtones, qui enfouissaient leur maïs sous terre pour le protéger du gel. (K.R.)

