Lors de la présentation du gala, le samedi 12 juin, au Théâtre Capitole de Québec, Jessica Langlais et Benoit Sénéchal ressentiront les papillons se promener dans leur estomac au moment où le nom des lauréats de la catégorie Programme au secondaire seront dévoilés.
Finissante de cinquième secondaire, Jessica Langlais fait partie des six finalistes de la catégorie Élève engagé. La résidente de 17 ans de Val-Bélair représente le parfait exemple du mot engagé.
Élue ministre de la Santé et de la Solidarité par ses pairs, elle fait partie des Pairs aidants, qui viennent en aide aux élèves en difficulté d'apprentissage, a initié un comité de 10 personnes contre l'intimidation et fait partie de l'équipe de soccer intérieur durant deux ans. Elle offre de l'aide individuelle pour les jeunes vivant des problèmes personnels ou académiques.
«Je fais aussi des périodes de turorat pour venir en aide à mes collègues qui le souhaitent», déclare la jeune dame qui ne se fait pas prier pour rire un bon coup.
Jessica Langlais brille sur les bancs d'école puisqu'elle a complété ses cours de français et d'anglais de cinquième secondaire un an à l'avance.
Celle qui a pris part à un voyage humanitaire au Guatelama et au Relais pour la vie poursuivra ses études au Collège de Mérici en technique d'éducation spécialisée. Elle entend devenir psychoéducatrice ou orthopédagogue.
L'histoire de Benoît Sénéchal diffère totalement de celle de Jessica Langlais. Son parcours académique a été marqué par des passages difficiles. Mais, celui qui a quitté son Port-Cartier natal, à 13 ans, pour s'en venir étudier sur la Côte-de-Beaupré, a surmonté de dyslexie, de dysorthographie et d’un trouble déficitaire d’attention pour en venir à obtenir la note de passage, et même plus, dans tous ses cours. Encadré notamment par l'enseignant Steeve Tremblay, son mentor, et par Jessica Langlais (qui d'autre?), Benoit Sénéchal a vaincu sa grande timidité et a pris confiance en lui afin de ne jamais abandonner son rêve de devenir un génie informatique.
Travailleur infatigable«Au début, je voulais faire un programmeur informatique, mais je préfère génie, maintenant. Je jure même de m'inscrire à une université anglophone pour augmenter mes chances de réaliser mon rêve», affirme l'étudiant de quatrième secondaire.
Le jeune homme de 17 ans entreprendra des études collégiales l'an prochain au Cégep de Lévis-Lauzon.
«Dès sa première année ici, on s’est grandement questionné à son sujet, puis on l’a accompagné et on lui a fait confiance. Maintenant, il explose littéralement et c’est entièrement grâce à ses efforts», souligne le directeur de l'établissement, Marc Charbonneau.
Benoit Sénéchal a même obtenu, depuis les deux dernières années, quatre méritas soulignant la qualité de ses efforts.
Même si Benoît consacre la majeure partie de son temps à ses études, il trouve aussi le moyen de s’engager dans quelques activités parascolaires. Il suit aussi des cours de kung-fu et ses bons résultats lui ont aussi permis de participer, à un voyage humanitaire au Guatemala avec son école.
«Le verbe abandonner ne fait pas partie de son vocabulaire et c’est tout à son honneur», encense le titulaire et professeur d’anglais de Benoît, Steeve Tremblay.
Il a aussi mérité une des deux bourses d'études de 500 $ de Saputo qui lui a été remise en plein centre du terrain, précédant un match de soccer de l'Impact de Montréal contre Porto Rico dans un stade Saputo rempli.
