De la flore menacée à l'ilet Blouin



Le sous-bois de l’ilet Blouin est caractérisé par la présence de Matteuccie fougère-à-l’autruche, une fougère dont la conservation est préoccupante.(Photo: Gracieuseté)

Le sous-bois de l’ilet Blouin est caractérisé par la présence de Matteuccie fougère-à-l’autruche, une fougère dont la conservation est préoccupante.(Photo: Gracieuseté)

Marc Cochrane
Publié le 10 Février 2011
Publié le 10 Février 2011
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Études environnementales effectuées par les Amis du cap Tourmente

Bien que balayé régulièrement par les marées du fleuve Saint-Laurent et les grandes crues de la rivière Sainte-Anne-du-Nord, le petit ilet Blouin renferme une richesse biologique. Toutefois, deux espèces de sa flore sont menacées de disparition.

Sujets :
Association des amis , TNO , MRC , Cap Tourmente , Canada , Municipalité de Beaupré

Selon un rapport publié aujourd'hui par l’Association des amis du cap Tourmente (AACT), l’ilet situé à Beaupré possède une importante concentration de Noyer cendré, une espèce d’arbre en voie de disparition au Canada. Le sous-bois de l’ilet est caractérisé par la présence de Matteuccie fougère-à-l’autruche, une fougère dont la conservation est également préoccupante.

«Une série d’inventaires fauniques et floristiques, à laquelle FloraQuebeca a collaboré, ont été réalisés à l’ilet Blouin qui a été acquis récemment par la municipalité de Beaupré. Les résultats des efforts de recherche sont des plus intéressants», affirme la biologiste de l'AACT, Vanessa Dufresne.

L'ilet Blouin compte aussi deux dortoirs d’Urubu à tête rouge comptant une quarantaine d’individus.

Pas de Pygargues en vue

Un autre rapport de l'AACT publié aujourd'hui conclut que, malgré la présence d’habitats propices et l’observation de jeunes oiseaux, aucun nid de Pygargues à tête blanche n’a été trouvé sur le Territoire non organisé (TNO) Sault-au-Cochon par l’équipe de biologistes déployée par l'AACT.

«D’autres investigations seront nécessaires pour savoir avec certitude si le territoire accueille des Pygargues nicheurs», souligne Mme Dufresne.

Depuis des années, des indices laissent croire que ce territoire pourrait être utilisé par des couples nicheurs de cette espèce vulnérable au Québec

Les deux rapports publiés aujourd'hui font suite à des projets de recherche menés l’été dernier dans la Municipalité régionale de comté (MRC) de La Côte-de-Beaupré. Près de 50 000 $ ont été investis par l’AACT afin de réaliser ces études permettant de mieux connaître ces deux lieux spécifiques.

«Ces deux études permettent à l’AACT de contribuer encore cette année de manière significative au développement de la connaissance scientifique et à la conservation des riches patrimoines naturels de la Côte-de-Beaupré», affirme le directeur général des AACT, Bernard Paré.

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