Les vignerons obtiennent un soutien

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Afin d’inciter les vignerons québécois à faire certifier leurs produits, le gouvernement provincial a annoncé une aide financière de 150 000 $ à l’Association des vignerons du Québec.

Jean-Manuel Téotonio

Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Pierre Corbeil, a fait connaître les détails de cette nouvelle aide mardi matin au Vignoble Sainte-Pétronille, à l’Île d’Orléans. Pour le ministre Corbeil, la certification est un bon moyen de maintenir et d’assurer la qualité des vins québécois. «Cette démarche dicte des critères de qualité élevés qui seront suivis tout au long du processus, de la vigne aux consommateurs», explique-t-il.

La certification, nommée «Vin du Québec certifié», a été développée par l’Association des vignerons du Québec pour garantir la qualité et la traçabilité des vins tout en permettant de faire reconnaître la spécificité de la viticulture dans la province. À ce jour, 20 des 115 vignerons québécois ont fait certifier leurs vins.

Un pas dans la bonne direction

Pour Louis Denault, propriétaire du vignoble Sainte-Pétronille, ce financement est une bonne nouvelle. Il croit «à 100%» à la certification car elle permet d’améliorer les produits. «Cela va faire en sorte que plusieurs vignerons vont s’engager dans le processus de certification, estime M. Denault. Ce montant permettra de protéger financièrement les vignerons qui s’engageront sur cette voie.»

En effet, la certification a un coût et se fait sur une base volontaire. Donald Bouchard, propriétaire du vignoble Isle de Bacchus, situé à St-Pierre-de-l’Île-d’Orléans, débourse 4 000$ par année pour que ses vins soient certifiés. Les dépenses sont liées entres autres aux inspections, au cahier de charges et pour les services occasionnels d’un agronome.

M. Bouchard estime que la certification est un incontournable. Il souligne l’importance de faire ses vins avec des raisins qui proviennent entièrement du Québec.

Cette annonce incitera peut-être le propriétaire du vignoble du Mitan, Marcellin Turcotte, à se lancer dans le processus. «On va commencer par sonder le terrain et ensuite on verra», affirme-t-il. Il hésite toujours à débourser les frais liés à la démarche. Le vigneron participera à quelques concours et, selon les résultats, il déterminera si cela en vaut la peine.

Reconnaissance des produits

Malgré les récompenses obtenues lors de concours au Québec et ailleurs, les défis restent entiers pour les vignobles de la province, selon Stéphane Billette, député de Huntingdon. «Il faut faire connaître et reconnaître nos vins, surtout aux Québécois, et également à l’étranger», estime M. Billette. Il croit que ce financement de 150 000 $ contribuera à relever ces défis.

Le ministre Pierre Corbeil a d’ailleurs affirmé qu’il travaillait à «aplanir les difficultés d’amener les produits du Québec sur les tablettes» des succursales de la Société des alcools du Québec.

Pour promouvoir les vins et les autres produits alcoolisés québécois, la campagne publicitaire télévisuelle Alcools du terroir «À la tienne, Québec!» entamera sa deuxième année avec un budget de 400 000 $ pour 2012-2013.

Organisations: Pêcheries, Alimentation, Association des vignerons du Québec Société des alcools du Québec.Pour

Lieux géographiques: Québec, Île d’Orléans, St-Pierre-de-l’Île-d’Orléans Huntingdon

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