Expropriation à Boischatel

Jean-Manuel
Jean-Manuel Téotonio
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Gilbert Vézina et Nicole Raymond Vézina devront finalement quitter leur demeure sur l’avenue Royale, à Boischatel. Devant le risque que soit abandonné le projet de construction d’un IGA, la Ville de Boischatel a décidé d’exproprier le couple.

Gilbert Vézina et Nicole Raymond Vézina devront finalement quitter leur demeure sur l’avenue Royale, à Boischatel. Une décision dénoncée par le couple.

«C’est sûr et certain qu’on va aller jusqu’au bout», avertit M. Vézina, qui conteste la décision. Le couple, qui habite dans leur demeure depuis 40 ans, a reçu le 21 juin dernier un document de la Ville leur indiquant qu’il devait accepter l’offre pour l’acquisition de leur maison, sans quoi des procédures d’expropriation seraient entamées.

Le montant offert par la Ville est de 360 000 $, une somme jugée insuffisante par M. Vézina. Il estime que la grandeur de son terrain et la vue donnant sur le fleuve confèrent une plus grande valeur à sa propriété. Selon le maire de Boischatel, Yves Germain, la somme offerte représente le double de l’évaluation municipale, réalisée par un évaluateur agréé.

M. Germain souligne également que le couple «profite» de l’achat, par le promoteur du supermarché, de deux maisons voisines qui se trouvaient également sur le terrain du futur IGA. «Ces deux transactions ont fait augmenter la valeur de leur maison», indique le maire de Boischatel. Pour ce qui est de la vue, elle est appelée à changer d’ici six à neuf mois, d’après M. Germain, en raison du prolongement de la rue du Bataillon et de la construction de maisons neuves.

Sondage

À la fin avril, le promoteur a avertit la Ville qu’il devait abandonner le projet de supermarché parce que la maison des Vézina causerait trop de contraintes à la circulation. Afin de bien saisir la volonté des citoyens de Boischatel, un sondage a été envoyé les 11, 12 et 13 mai à environ 300 foyers sur les quelques 2400 que compte la Ville.

Yves Germain affirme que 83 % des répondants jugeaient nécessaire la construction d’un supermarché et 88 % étaient d’accord avec son emplacement prévu. Questionnés à savoir s’ils étaient prêts à ce qu’un supermarché soit construit malgré la menace d’expropriations, deux répondants sur trois souhaitaient que le projet aille de l’avant quand même. «On sait que ce sera pénible, affirme le maire. Mais soit on touche à rien et on laisse un couple bloquer un projet que tout le monde veut, soit on va de l’avant.»

Promesse non tenue

Gilbert Vézina en a contre le maire qui est revenu sur sa décision de ne pas les exproprier. «Il ne tient pas sa parole, s’insurge M. Vézina. Il a dit devant 120 personnes qu’il n’y aurait pas d’expropriation.» M. Germain reconnaît qu’il a affirmé une telle chose, mais que c’est seulement un an plus tard qu’il a appris que le projet ne pouvait se faire sans l’acquisition de la demeure.

Après avoir consulté leur avocat, le couple reste en attente de la réception d’autres documents de la Ville pour connaître la marche à suivre. On ignore la date butoir à laquelle les Vézina devraient éventuellement quitter leur demeure.

Organisations: IGA

Lieux géographiques: Boischatel, Rue du Bataillon

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Derniers commentaires

  • Jean
    07 juillet 2012 - 01:39

    Comment se fait-il qu'une municipalité exproprie une résidence privée et en demande l'opinion des citoyens tout çà au profit d'un IGA. Quel farce... Il y a surement un juge qui va mettre la municipalité au pas.

  • charles
    30 juin 2012 - 12:17

    Encore Boischatel...LOL, pas étonné...Ils ne seront pas seul a être exproprier, Ils veulent un aréna...Si ils font comme pour le baseball, lâcher pas Boischatel, vous êtes bien géré!!!!