L’industrie éolienne à Beaupré

Jean-Manuel
Jean-Manuel Téotonio
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Plusieurs entreprises locales et internationales reliées à l’éolien ont parlé affaires, mercredi dernier, lors de la Foire commerciale Éole, à Beaupré. La cinquième édition de cet événement visait surtout à favoriser le réseautage entre les compagnies de l’industrie.

Plusieurs représentants de compagnies étaient présents pour connaître les expertises des autres joueurs de l’industrie de l’éolien.

Environ 140 entreprises étaient représentées lors de cette rencontre annuelle tenue pour la troisième année consécutive à Beaupré. Cette année, Michel Thibault, président d’Éole Québec inc., souhaitait que le réseautage prenne davantage de places. Des rencontres ont été planifiées entre des représentants de diverses compagnies et 18 exposants présentaient leurs produits aux gens de l’industrie.

La multinationale Voith était notamment présente pour vanter les mérites des équipements qu’elle a créés pour installer à l’intérieur des turbines. Elle a conçu entre autres une boîte de vitesse qui vient appuyer le travail de la principale boîte de vitesse de la turbine. Elle permettrait de rallonger la vie des autres équipements et elle peut être contrôlée par satellite. Mais pourquoi les autres compagnies voudraient faire affaires avec Voith? «Parce qu’elles ne veulent plus de problèmes avec leurs équipements», affirme Roger Clément, directeur régional chez Voith. Il vante le fait que son employeur possède l’éolienne la plus en altitude au monde (4 200 m), située en Argentine, et qu’elle n’a fait l’objet d’aucune réparation en six ans.

Entreprises variées

Les expertises des exposants étaient bien différentes d’un kiosque à l’autre. La compagnie québécoise Calclo courtisait particulièrement ceux devant s’occuper de l’entretien des réseaux routiers d’un chantier d’éoliennes. Le représentant des ventes, Martin Pépin, présentait un abat-poussière. Il s’agit d’un produit liquide répandu sur les routes pour empêcher la poussière de se soulever au passage des camions et ainsi empêcher la corrosion des équipements transportés.

L’entreprise B3CG offrait quant à elle ses services pour l’assemblage de câbles électriques, de harnais complexes et d’éléments électromécaniques de pointe. Elle se spécialise aussi dans la conception de batteries pouvant stocker l’énergie générée par les éoliennes.

MRC sur place

Le directeur général de la MRC de La Côte-de-Beaupré, Michel Bélanger, était également sur place pour, entre autres, attirer des industries reliées à l’éolien dans la région. «Les retombées économiques de l’éolien seront plus grandes dans les prochaines années», explique M. Bélanger, qui avance que ces revenus seront réinvestis dans la communauté.

Il indique aussi que les participants s’informent sur le partenariat entre la MRC, Boralex, Gaz Métro et Valener pour les parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré. «Ils veulent savoir comment on travaille depuis le début et comment est déterminé le partage des revenus», précise-t-il.

Depuis le début du développement des parcs éoliens de la Seigneurie de Beaupré, on estime les retombées économiques à 60 millions pour la grande région de Québec et à 12 millions pour la MRC de La Côte-de-Beaupré.

La Foire commerciale Éole a pris fin le 30 août avec un tournoi au Club de golf Le Grand Vallon. Un hommage a été rendu mercredi soir à Guy Chevrette, considéré comme le père de l’éolien au Québec.

L'Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Voith, MRC, Calclo Boralex Gaz Métro Club de golf Le Grand Québec Hebdo

Lieux géographiques: Argentine, Seigneurie de Beaupré, Région de Québec La Côte

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  • claude charron
    31 août 2012 - 20:12

    Ne nous y trompons pas, ce sont tous les québécois qui payent pour ces projets éoliens et qui soutiennent ce système de bien-être social corporatif à même leurs factures d'électricité.Très mauvais choix. À preuve; le prix moyen payé par Hydro-Québec pour les appels d'offres du 2 ième bloc, soit 2,000MW, se situe à 9 cents/kwh, à cela il faut ajouter environ 2 cents/kwh pour le transport et l'équilibrage, donc Hydro paiera 11 cents/kwh pour de l'énergie qu'il revendra à perte sur les marchés extérieurs (ex: le dernier contrat avec le Vermont à l'automne 2010 fait état d'un approvisionnement en électricité pour une durée de 25 ans à un prix moyen de 5.5 cents/kwh). Pour ce 2 ième bloc seulement il en coûtera donc $250 millions annuellement aux contribuables québécois pour l'approvisionnement à perte de cette énergie et ce pour au moins les vingt prochaines années alors que nous sommes dans une situation excédentaire d'énergie sans précédent (les analystes américains parlent de surplus pour les 35 prochaines années). Hydro fournit également de l'électricité aux minières (aluminium, etc.) à un tarif L, soit 4.2 cents/kwh. Le tarif résidentiel québécois se situe autour de 7.5 cents/kwh. Hydro a d'ailleurs annoncé une hausse de 2.9% des tarifs résidentiels en 2013 pour absorber les pertes pour l'approvisionnement en énergie éolienne. Ces hausses seront de l'ordre de 25% d'ici 2018 sans que soit touchées les industries. http://www.lapresse.ca/le-soleil/affaires/consommation/201208/01/01-4561476-hydro-quebec-hausses-de-tarifs-salees-dici-2018.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_affaires_3004_section_POS3 http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2012/07/20120713-131903.html Au bout du compte ce sont les québécois qui paient pour que l'électricité coûte moins cher aux américains. La centrale au gaz naturel (cogénération) de Bécancour construite au coût de $1 milliard par Trans Canada Energy, une multinationale pétrolière de l'Alberta, n'a pas produit un seul kw d'électricité depuis son ouverture il y a 5 ans. Le contrat qui lie Hydro-Québec à Trans Canada jusqu'en 2023 fait en sorte qu'il en coûte à Hydro-Québec $200 millions/an pour ne pas produire d'électricité étant donné les surplus d'énergie sur le marché. ET on continue d'installer des éoliennes à perte. Tous les analystes en énergie ont dénoncé ce scandale, alors pourquoi continuer dans ce modèle de développement qui va à l'encontre de tous les principes du développement durable?? Ça coûte cher pour se donner bonne conscience et se draper du mythique manteau vert de l'éolien. Les promoteurs éoliens sont de formidables vendeurs de rêves; c'est le seul produit industriel qui vient sans garantie. L'éolien étant supposé contribuer à la diminution des gaz à effet de serre en partie responsables des changements climatiques; demandez aux pelleteurs (peddlers) de vent de vous fournir une seule étude scientifique, indépendante qui en fait la preuve. Leur réponse: ''on n'a pas besoin de preuves.''Des études sérieuses démontrent portant que l'énergie éolienne contribue de façon non significative à la diminution des GES et dans plusieurs cas contribue à leur augmentation. J'espère que les citoyens des municipalités du Québec qui sont à leur tour harcelés par les profiteurs du vent s'indigneront de ces projets absurdes et que s'ils ont une conscience sociale ils buteront hors de leur territoire ces projets néfastes qu'on s'apprête à leur imposer par le biais d'un 4 sème appel d'offres ou par promesses électorales.Les MRC et les municipalités en acceptant ce pacte peu créateur de richesses et d'emplois à moyen et long terme se placent en situation de bien-être social à des fins purement politiques alors que les pertes pour l'achat de cette énergie excédentaire se chiffreront en centaines de millions de dollars à même la poche des clients d'Hydro-Québec. Outre ces considérations économiques affreusement défavorables, la valeur des paysages, la valeur des résidences riveraines, la santé et la qualité de vie, l'occupation réfléchie et viable du territoire qui constitue le milieu de vie des résidents et la valeur du tissu social sont des préoccupations infiniment plus louables et importantes que l'apparition de ces quelques turbines désuètes et d'une inutilité consommée alors que 98% de l'énergie produite au Québec provient de l'hydro électricité, renouvelable et surabondante. Si Québec veut créer de la richesse et des emplois en plus d'agir favorablement pour l'environnement pourquoi ne commence-t-il pas par offrir aux québécois un programme résidentiel de remplacement du chauffage au mazout par un système de chauffage fonctionnant principalement à l'électricité (encore une fois dont les surplus seront présents pour au moins les 20 prochaines années) et ainsi contribuer efficacement à s'affranchir de notre dépendance au pétrole, en plus de rapporter un retour sur l'investissement dix fois plus important. Ces projets éoliens n'ont de vert que les billets qu'ils rapportent aux vendeurs de vent grâce à l'argent des factures d'électricité des contribuables québécois garanti par le souteneur Hydro-Québec. Une véritable honte. Pour ne pas ajouter l'insulte à l'injure le gouvernement devrait au minimum cacher ces projets éoliens en territoires non habités lesquels offrent un potentiel éolien beaucoup plus grand sur plus de 90% du territoire québécois. Ne nous y trompons pas, ce modèle de développement de centrales éoliennes industrielles est un véritable scandale économique et financier, un désastre environnemental et un gâchis social. Partout dans le monde le mythe de l'éolien se désagrège alors que les gouvernements coupent les subventions à cet ogre financier responsable d'une large part de la dette de plusieurs pays dont l'Espagne. Le mensonge de l’éolien industriel est maintenant connu, ces vire-vents géants sont devenus le symbole de la discorde et de la cupidité. Claude Charron, RDDA Regroupement pour le développement durable des Appalaches