Le député de Montmorency-Charlevoix-Haute-Cote-Nord, Michel Guimond, en est venu à cette conclusion en dressant le bilan des travaux à la Chambre des communes, au cours des derniers mois. «Qu’on parle des travailleurs et des chômeurs, qui ont été abandonnés par Ottawa, du dossier du réchauffement climatique, où l’intérêt des Québécois a été sacrifié à celui des pétrolières ou encore des cachotteries au sujet du sort des prisonniers afghans. Le gouvernement Harper a clairement agi à l’encontre des valeurs et de la volonté des Québécois. Encore une fois, le Bloc québécois a été le seul parti à Ottawa à défendre les intérêts du Québec», a constaté le whip en chef du Bloc Québécois, le 17 décembre.
Les priorités du Québec ont pris le bord«On retiendra de cette dernière session qu’encore une fois, les conservateurs et les autres partis ont ignoré toutes les décisions unanimes de l’Assemblée nationale du Québec. Des milliards de dollars ont été versés pour l’industrie de l’automobile concentrée en Ontario et les industries pétrolières de l’Ouest bénéficiaient d’un régime fiscal préférentiel. Au même moment, l’industrie forestière québécoise, qui était en pleine crise, a été laissée à elle-même», a ajouté, Michel Guimond. «Grâce à la complicité des libéraux, le gouvernement Harper a maintenu sa volonté de dépouiller le Québec de ses pouvoirs en matière de valeurs mobilières. Le gouvernement conservateur a aussi refusé de lui apporter une compensation pour l’harmonisation des taxes de vente. Pourtant, il n’a pas hésité à offrir de généreuses indemnités à l’Ontario et à la Colombie-Britannique sur cette question», a déploré le député fédéral.
Le Canada, un dinosaure«À Copenhague, le Canada est déjà pointé du doigt et perçu comme un dinosaure pour ses positions en matière de lutte aux changements climatiques. Il s’est d’ailleurs vu attribuer sept prix Fossile. Le plus absurde, c’est que la politique du gouvernement canadien consiste à faire payer le Québec pour la pollution de l’Alberta», a poursuivi M. Guimond.
Des reculs imposés au Québec«Au chapitre des mesures sociales, les conservateurs ont refusé de procéder à une véritable réforme de l’assurance-emploi. Pis encore, ils ont décidé de piller près de 20 milliards $ dans la caisse de l’assurance-emploi pour rembourser le déficit. Finalement, les conservateurs ont fermé la porte à toutes les propositions visant à donner des suites concrètes à la reconnaissance de la nation québécoise. En fait, les conservateurs nous ont montré leur mépris en déposant récemment un projet de loi visant à réduire le poids politique du Québec à la Chambre des communes en augmentant de 32 le nombre de sièges et en reniant du même coup la promesse qu’ils avaient faite aux Québécois», a expliqué le député.
Assurance-emploi et aide aux jeunes diplômésM. Guimond s'est aussi attardé au travail qu'il a effectué lors de la dernière session.
Deux projets de loi importants pour la circonscription de Montmorency–Charlevoix–Haute-Côte-Nord ont franchi l’étape du comité; le projet de loi C-241 qui propose l’abolition du délai de carence à l’assurance-emploi et C-288, qui lui, propose un crédit d’impôt pour les nouveaux diplômés qui s’installent en région. «Nous demanderons également de bonifier le programme de l’assurance-emploi en augmentant la durée des prestations spéciales de 45 à 50 semaines pour les personnes qui sont blessées, ou malades», a souligné M. Guimond.
«J’ai déposé à la Chambre des communes une pétition de plus de 5000 signatures émanant de l’Association canadienne des maîtres de poste et adjoints visant à inciter le gouvernement conservateur à maintenir le moratoire imposé en 1994 sur le processus de fermeture des bureaux de postes. De plus, les pétitionnaires font appel au gouvernement Harper afin qu’il permette à la Société Canadienne des Postes de conserver et d’améliorer les services postaux en milieu rural. Le Bloc québécois s’opposera à toutes tentatives du gouvernement Harper de réduire les services sans que les citoyens et leurs représentants soient dûment consultés», a mentionné le whip en chef du Bloc.
Du pain sur la planche«Cette dernière session parlementaire nous démontre clairement que le Bloc québécois aura fort à faire au cours des prochains mois pour défendre les intérêts et les valeurs du Québec. Nous devrons agir autant pour infléchir la politique canadienne de lutte aux changements climatiques, que pour faire en sorte que le Québec récupère les 2,6 milliards $ qui lui reviennent pour avoir harmonisé sa taxe de vente, ou encore pour que l’industrie forestière obtienne l’aide dont elle a besoin. Nous reviendrons également à la charge pour empêcher Ottawa de piller l’argent des des travailleurs», a noté Michel Guimond. (M.C.) (Photo: Archives)

