On découvre une deuxième fraude électorale

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Elle aussi mène aux conservateurs

Les conservateurs dans l\'eau chaude

Des opératrices dans un centre d’appels automatisés à Thunder Bay faisaient partie de la grande magouille pour envoyer des électeurs libéraux à des faux bureaux de scrutin dans les jours avant les élections du 2 mai.

La semaine dernière on avait découvert un premier groupe, RackNine Inc., qui travaillait d’Edmonton et qui avait aidé  l’organisation du premier ministre Stephen Harper à Calgary.

Ce sont quatre femmes dans le deuxième groupe, Responsive Marketing Group Inc., de Thunder Bay,  qui ont vendu la mèche à Élections-Canada et la GRC.

L’existence du premier groupe à Edmonton a été découvert par des  journalistes de Post Média, tandis qu’une équipe du Toronto Star ont fait la découverte du deuxième groupe, celui de Thunder Bay.

Une employée était tellement préoccupée que quelque chose n'allait pas, qu'elle l'a signalé à son supérieur à RMG et ensuite a appelé la GRC à Thunder Bay et aurait même également appelé Élections Canada.

Annette Desgagné, 46 ans, a dit aux journalistes qu’à un certain moment, c’est devenu clair - après que tant de gens se plaignaient que les «nouveaux» bureaux de scrutin n’existaient pas, ou étaient situés à l’autre bout de la ville, que les opératrices de RMG étaient en train de détourner les électeurs.

"Nous envoyons des gens au mauvais endroit», a dit Desgagné.

Certaines travailleuses au centre d'appels étaient tellement perplexes qu’elles ont commencé à dire aux électeurs au téléphone qu'ils devraient revérifier avec Élections Canada l’adresse de leur bureau de scrutin, ce qu’on ne leur demandait de dire.

Deux autres femmes à RMG ont confirmé aux journalistes ce que Desgagné prétend. 

Au Parti conservateur, contrairement à la semaine dernière,  on ne nie plus ce qui se passait, mais on dépeint tout cela comme des erreurs d’inadvertances de la part des opératrices.

 

Au début de la campagne, Desgagné a dit, elle et trois autres anciennes employées, appelaient des foyers de manière à identifier les préférences partisanes des électeurs.

Si une personne s'est identifiait comme libéral ou néo-démocrate, l’opératrice frappait un bouton pour indiquer que la personne n'était pas un partisan conservateur, a déclaré M. Desgagné.  Si la personne s’identifiait  pour le Parti conservateur, l'appel était transmis à une collègue de travail pour solliciter un don.

Desgagné a dit qu'elle a pris des notes et des numéros de téléphones, mais lorsqu’elle a appelé la GRC pour déposer une plainte, on lui a dit -- elle ne se souvient pas le nom du policier - qu'il n'y avait rien qu’on pouvait faire.

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