Le Québec : une destination en vogue pour les animaux qui transmettent des maladies?

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Moustiques, tiques, rongeurs... certains animaux contribuent à la transmission de maladies. Le climat froid a, jusqu'ici, protégé le Québec de la plupart de ces maladies. Cependant, avec les changements climatiques, le climat pourra s'avérer bien plus favorable qu'avant à la propagation de ces maladies! Mais lesquelles vont s'intensifier? Lesquelles vont apparaître?

Tout d'abord, il existe différentes manières de transmettre des maladies par les animaux. Bactéries, virus ou parasites peuvent être transmis par les animaux d'un être humain à un autre. Dans ce cas, l'animal n'est qu'un vecteur, une sorte de transporteur et c'est pour cela qu'on parle de maladie à transmission vectorielle. Si la maladie est transmise de l'animal à l'humain directement, on parle plutôt de zoonose; la rage étant un bon exemple.

Avec les changements climatiques, on pourrait observer une propagation ou une réapparition de certaines maladies infectieuses par le biais des animaux. Quels sont les animaux à surveiller pour éviter ces maladies au Québec?

- Les tiques : Certains animaux porteurs de tiques se déplacent davantage vers le nord, puisque les températures s'y réchauffent et que l'habitat y devient plus accueillant. Le Québec sera bientôt assez chaud pour que les tiques qui transmettent la maladie de Lyme s'y établissent. La maladie de Lyme est causée par une bactérie qui se transmet aux humains principalement par la piqûre de la tique à pattes noires. Le nombre de cas augmente au Québec, alors qu'elle touche plus de 20000personnes aux États-Unis chaque année. Mais nous n'en sommes encore qu'à 15 cas prouvés acquis au Québec depuis 2004, surtout en Montérégie!

- Les mammifères : On prévoit la propagation de rongeurs atteints du syndrome pulmonaire à Hantavirus qui est dû à un virus transmis par les selles ou l'urine de rongeurs infectés. C'est une maladie rare au Canada, surtout présente dans les provinces de l'Ouest jusqu'à maintenant. On craint aussi la propagation d'animaux porteurs de la rage. C'est une infection du cerveau et du système nerveux causée par un virus. Cette maladie est transmise à l'être humain par des morsures ou des griffures d'animaux infectés, comme les chauves-souris ou les ratons-laveurs, ou encore par les animaux domestiques qui sont en contact avec eux.

- Les moustiques : On s'inquiète du retour possible de maladies infectieuses telles que la malaria et la fièvre dengue sur le long terme. Les moustiques présents au Québec pourraient être infectés par des personnes qui ont été infectées par le virus à l'étranger. Présentement, on surveille particulièrement le virus du Nil occidental (VNO) qui se transmet surtout aux humains par les piqûres de moustiques. Une augmentation importante de nombre de cas a eu lieu en 2011, avec 41 recensés au Québec. Les encéphalites (inflammation du cerveau) transmises par les piqûres de moustique sont à surveiller, notamment l'encéphalite équine de l'Est, l'encéphalite de Saint-Louis et l'encéphalite due à un virus du sérogroupe Californie.

Certaines de ces maladies sont bénignes ou se manifestent par des symptômes légers, mais d'autres peuvent s'avérer difficiles à traiter, entraîner des complications ou même être mortelles.

Outre le fait que les changements climatiques pourraient aussi favoriser l'arrivée de nouveaux insectes porteurs de la maladie, les conditions climatiques futures feront peut-être augmenter les maladies infectieuses déjà présentes et des insectes déjà installés ici. Les températures plus chaudes peuvent en effet prolonger la vie des moustiques et la saison de transmission des maladies, pendant que les aléas météo peuvent augmenter le nombre de leurs lieux de reproduction.

Certaines personnes ont plus de risque de contracter ces types de maladies. Ce sont celles qui habitent les régions où il y a beaucoup d'insectes, de tiques ou de rongeurs. Les travailleurs forestiers et les personnes pratiquant la marche dans ces régions sont souvent plus exposés et les personnes dont le système immunitaire est faible, les personnes âgées et les jeunes enfants sont plus fragiles.

Plusieurs comportements permettent de se protéger. En randonnée, on peut porter des vêtements clairs et à manches longues pour se protéger des moustiques et des tiques. On peut aussi utiliser des produits conçus pour éloigner les insectes (insectifuges). En adoptant des mesures de protection, nous pouvons éviter que ces petits animaux se transforment en transporteurs de maladies à grande échelle. Des tueurs en série version animale que nous pouvons simplement éviter!

Une chronique Mon climat ma santé.

 

Sources :

La page concernant les maladies à transmission vectorielle et zoonoses sur le site Mon climat ma santé

Bulletin d'information en maladies transmissibles :  L'infection par le virus du Nil occidental et la maladie de Lyme

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