Un régime de retraite : droit ou cadeau ?

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La pseudo-fermeture (sauvage) de l’usine Stadacona de Québec me rappelle tristement le sort de la papeterie de Beaupré. En effet, la perte de 600 emplois dans la région aura nécessairement des impacts chez nous d’autant plus que de nombreux travailleurs résident à l’Île et sur la Côte. Il y aura aussi certainement des pertes d’emplois indirects car des fournisseurs de biens et services œuvraient à l’intérieur de cette usine.

(Photo: Michel Bédard)

Mais pourquoi ça risque de fermer ? Les raison invoquées par Papiers White Birch sont multiples. Dans un premier temps, la compagnie traîne des dettes accumulées de plus de 900 millions de dollars. De plus, le papier produit (partiellement du papier journal) est en déclin sur la planète ! Troisièmement, les conditions de travail généreuses se doivent d’être révisées à la baisse. Finalement, le déficit de la caisse de retraite rend impossible à l’employeur de respecter ses obligations à l’égard des retraités et employés.

Par manque d’espace, je ne pourrai pas élaborer sur les deux premières raisons de cette fermeture appréhendée. Par contre, on pourrait parler des conditions de travail des employés. Comme je l’ai écrit à propos de la fermeture de la papeterie de Beaupré, il est vrai que les salaires et les avantages sociaux dans l’industrie du papier sont très généreux. Le syndicat en est conscient et c’est pour cette raison, qu’il se montre ouvert à reprendre les négociations et se dit prêt s’il le faut, à accepter des coupures dans les conditions de travail. Il ne faut pas oublier que si les travailleurs ont ces avantages, c’est parce que les propriétaires successifs de cette usine les ont accordés volontairement. Ont-ils signés les conventions collectives avec une mitraillette dans le dos ? Une convention collective reflète un accord volontaire entre un syndicat et un employeur.

L’autre point qui pose problème, c’est la question du régime de retraite. Dès le départ, je veux dire que je pense à ceux d’entre vous, qui n’en ont pas de régime de retraite; qui doivent, à même un salaire modeste (quand ce n’est pas le salaire minimum) économiser quelques sous pour se payer un REER afin d’avoir un petit montant à retraite. Par contre, il y a une réalité que l’on ne peut pas ignorer dans le dossier Papiers White Birch, c’est que la convention collective prévoit un régime de retraite payé par les retenues hebdomadaires des employés sur leur paie et par l’employeur. Cette situation fait en sorte que l’employeur doit respecter sa signature. Les retraités ont le droit légitime à leur pension. Ils l’ont payé. Ils ne demandent pas la charité ou un cadeau, ils demandent ce qu’il leur revient de droit ! Par contre, compte tenu de la santé financière précaire de l’entreprise, la solution est peut-être de permettre des allégements qui donneraient la possibilité à la compagnie d’étaler le remboursement des déficits actuariels sur 15 ans au lieu de 5 ans. C’est ce dont nos retraités de Beaupré et d’Abitibi Bowater en général ont pu bénéficier. Un dossier à suivre… !

En terminant, la solution à long terme pour cette usine est peut-être de former une coopérative où les travailleurs achèteraient l’usine. Le temps presse car la cour a donné à Papiers White Birch jusqu’au 17 février pour trouver un acheteur sinon, c’est la faillite. Il est minuit moins une! Bonne semaine !

Organisations: Papiers White Birch

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  • MICHEL DAMIEN BOUCHARD
    26 janvier 2012 - 13:29

    M.Guimond je suis parfaitement d'accord avec vous.Mais tout ce qui arrrive actuellement à éte planifier depuis fort longtemps par ses multinationals .Lorsque nous avons n'égocier notre convention collective en 1998 avec Abitibi-consolilated.La cie à profité de la crise du marché Asiatique pour se fusioné avec un compititeur Norvégien pour s'implanté en Corée du sud. Ce fut la notre coup de mort.Ce fut la fermeture de la Gaspésia.Ensuite cela à été la suite que l'on connaît tous.Les gouvernemants tant Fédéral et provincial n'ont pus rien faire pour nous.Pourtant nous étions le Fleuront de l'économie Québécoise.Regroupant les travailleurs Forestiers.L'industrie des pâtes et papier à contribuer à L'économie du pays depuis des décennies.L'industrie automobiles à récolté des milliards aux gouvernements Canadien et Américains.Nous qu'avons nous eue ? La facture,Les dettes de ses Dirigeants. Qui se sont mis sur la protection de la Faillite. Se sont des Intouchables dès lors.Les Gouvernements ont-ils signés des contrats Bidon avec eux ? Feront-ils la même erreur avec le plan nord ? Rinto Alcan Même scénario. John Weaver est parti avec une prime de départ de 28 million avec M.Patersons de Bowater : 17 million.Mais que se passe-il? Comment pouvons nous realisé Que le ministère des ressources naturelles,Ainsi que nos élus politiciens continue à nos dépands à faire du théâtre de burlesque à L'assemblée National.Merci M. Charest, Merci M, Harper de Nous défendre et de porter à nos intérêts collectif. Continuez votre bons travail. Signé:M Michel D Bouchard Ancien papetier chez Abitibi-Bowater div (Beaupré)