Stephen Harper n’aime pas les choses ‘longues’

Richard
Richard Cléroux
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Ce livre est assez court

 

Il est d'une humeur étrange depuis le début de l'année.

C’est difficile à expliquer. Quelque chose ne va pas chez lui. 

Il lui prend des idées bizarres. Comme l’hiver dernier, alors qu’il voulait changer les paroles d’«Ô Canada.»   Deux jours plus tard il revenait sur sa décision.

Dans son bureau  personne n’ose lui déplaire. Sa vengeance est sans borne, à la moindre provocation.  Lui dire qu’il a tort n’augure jamais bien.

Sa dernière idée folle : le massacre du recensement en éliminant l’obligation de remplir la version détaillée du formulaire distribué aux portes.

Harper est arrivé au bureau un beau matin et a dit à ses collaborateurs : «Hé les gars, supprimons la forme « longue » du recensement !»

«Brillante idée, boss. Quel génie » ont-ils répondus en choeur!  «Pourquoi n'avons-nous pas pensé à ça avant ? » 

On ne contredit jamais Harper si l’on veut garder son poste.

Peu importe si le recensement volontaire produit beaucoup moins de données et que cette coupure est décriée par tous les experts.

Dans l’ère de l’ignorance c’est n’est pas la science qui prime. C’est idéologie.

Harper avait commencé sa longue campagne contre ce qui est trop  « long » en éliminant le registre des « armes longues. » 

« Qu’est-ce vous dites les gars ? On élimine tout ce qui est « long » au Canada ? »

 « On pourra éliminer la «longue division » en mathématique, alors.  J’ai toujours eu du mal avec ça. » 

Il y a trop de  noms « longs » au Québec.

 « Long Sault ?   Salut « Mini-Sault. »

 « Longueuil ?  Bye-bye ! 

 « Longue-Pointe »  Pourquoi pas « Courte-Pointe ? »

On en aura pour des années avec tout ce qui est long.

Qui dit que Harper n’est pas  l’homme du «long » terme ?

 

Lieux géographiques: Canada, Québec, Long Sault Longueuil Longue-Pointe

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