Le radon, ce gaz radioactif qui s'invite au sous-sol

François
François Cattapan
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Gaz souterrain radioactif, le radon s'infiltre dans les maisons par les fissures et fuites des fondations. Polluant sournois difficile à détecter, on se rend compte de sa virulence lorsque des gens qui n'ont jamais fumé de leur vie se font diagnostiquer un cancer du poumon.

Dans un dossier publié récemment dans le magazine La Maison du 21e Siècle, le journaliste André Fauteux rapporte que le radon est reconnu, depuis 1988, comme une cause directe du cancer du poumon. Le radon se hisse même au rang de deuxième cause de cette maladie après le tabagisme. Et, il en est la première cause chez les non-fumeurs exposés pendant plusieurs années à des concentrations élevées.

«La situation est à ce point sérieuse que, depuis 2007, Santé Canada a abaissé sa ligne directrice sur le radon à 200 Becquerels par mètre cube (Bq/m3) d’air. Celle-ci s'élevait à 800 Bq/m3 en moyenne annuelle depuis 1988. Sans avoir force de loi, la ligne directrice recommande qu’on agisse pour réduire les quantités de radon dans un bâtiment lorsqu’elles dépassent cette concentration», souligne le journaliste spécialisé en maison saine.

Plus lourd que l’air, le radon s’accumule surtout dans les sous-sols et les vides sanitaires. «Ce sont les endroits les plus rapprochés de la source et les moins bien ventilés», explique-t-on sur le site Internet de Santé Canada. Les concentrations de radon varient d’un bâtiment à l’autre, en fonction de la géologie locale, du climat et des caractéristiques du bâtiment. Une enveloppe étanche, un faible taux d’échange d’air, ou une basse pression atmosphérique (négative), créée notamment par un puissant extracteur d’air, une cheminée ou simplement l’effet de cheminée (l’air chaud monte), constituent autant de conditions à risque.

Détection et atténuation

Selon André Fauteux, il est donc conseillé de mesurer les concentrations de radon durant la saison de chauffage. Pour ce faire, on installera un détecteur dans la partie la plus basse de tout bâtiment habité plus de quatre heures par jour. On estime que ce gaz dangereux se retrouve principalement en zone granitique, bien que des cas récents aient été répertoriés dans des régions réputées pour leur sol argileux.

Les personnes inquiètes ou qui souhaitent être rassurées peuvent communiquer avec l’Association pulmonaire du Québec. L'organisme offre un service de mesure du radon pour 57 $, incluant les frais de l’analyse faite aux États-Unis. Il existe également deux laboratoires québécois qui font l'analyse pour 90 $. Par la suite, il faudra instaurer des mesures d'atténuation pour éviter les problèmes de santé.

- Pour lire le dossier sur le radon au complet : www.21esiecle.qc.ca

- Pour une analyse de détection du radon : enviro-option.com ou radioprotection.qc.ca

- Pour connaître les professionnels certifiés en atténuation du radon : pq.poumon.ca ou www.caaquebec.com (1 888 627-6666).

- On peut aussi commander un guide gratuit d'information sur le radon à www.schl.ca (1 800 668.2642).

Organisations: Internet de Santé Canada, La Maison, Association pulmonaire du Québec

Lieux géographiques: États-Unis

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  • Joseph Boily
    09 novembre 2010 - 13:28

    Shefford, (Québec) le 9 novembre 2010 Bonjour. Au sujet des régions affectées,les experts refusent de dévoiler les régions les plus à risque afin de ne pas créer (sic) de sentiment de trop grande confiance. C' est paternaliste et complaisant. Si je connais un endroit à risque je n' irai sûrement pas m'établir à cet endroit, et si je ne le sais pas, que la ville me donne l' autorisation de construire, elle le sachant , et cachant ces faits probants, alors je pourrais la poursuivre en dommages intérêts. j' aimerais donc savoir si je suis à risque au 56, rue des Lilas S hefford, près de Granby, chez Joseph Boily, tel 450 777- 2401 Signé , quelqu' un qui veut et mérite de savoir !!!!!!