Ensemble contre la cyberintimidation

Jean-Manuel
Jean-Manuel Téotonio
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Avec internet et les réseaux sociaux, l’intimidation au secondaire ne se déroule plus uniquement dans les écoles. Pour sensibiliser les jeunes de l’école secondaire du Mont-Ste-Anne à la cyberintimidation, le comité Intimid’Action a organisé jeudi dernier une journée pour expliquer ce phénomène bien moderne.

Les membres du comité Intimid’Action se sont présentés aux jeunes de l’école secondaire du Mont-Ste-Anne.

«C’est tellement facile devant un écran. Il y en a qui ne veule plus aller à l’école le matin car ils ont reçu des menaces sur internet le soir d’avant», explique Sonia Bluteau, membre du comité Intimid’Action. Elle a remarqué que depuis deux ou trois ans, les cas de cyberintimidation augmentent à l’école secondaire du Mont-Ste-Anne.

La plupart du temps, cette forme d’intimidation se déroule sur Facebook. «On peut y voir des conversations où des jeunes se chicanent et ne se parlent pas bien. Cela a des répercussions à l’école», indique Mme Bluteau. Elle explique que ces conflits peuvent découler d’histoires d’amour, de rivalités et même de problèmes de consommation.

Sensibilisation

Pour souligner les 15 années d’existence du comité Intimid’Action, une journée a été organisée pour parler de la cyberintimidation. Le Théâtre Parminou a présenté une pièce mettant en scène cette problématique. Par la suite, une policière de la Sûreté du Québec (SQ) a pris la parole pour expliquer ce qu’est la cyberintimidation en utilisant des exemples tirés de la pièce. Les membres du comité ont ensuite été présentés.

Ce comité, formé par des élèves, des professeurs et des intervenants, reçoit les plaintes des élèves. «On détermine s’il s’agit d’une chicane ou de l’intimidation, on rencontre les personnes concernées et on tente de régler le conflit. On ne prend pas cela à la légère», insiste Mme Bluteau.

La page Facebook «Intimid’Action ESMSA» a aussi été créée pour sensibiliser les élèves à cette réalité. «En aimant la page Facebook, les élèves s’engagent à ne pas faire d’intimidation, dit Mme Bluteau. On veut créer un effet d’entraînement.»

Impliquer les parents

L’agente Mélanie Pouliot, de la SQ, a rencontré des parents jeudi soir pour parler de cyberintimidation. Elle affirme recevoir beaucoup d’appels sur ce sujet. «Les parents se demandent à partir de quand on peut parler d’intimidation et, surtout, ce qu’ils peuvent faire pour venir en aide», indique-t-elle. Dans ses interventions avec les parents, elle parle beaucoup des organismes et des recours qui s’offrent à eux pour obtenir du support.

L’agente prodigue également quelques conseils concernant l’utilisation d’internet par les jeunes. Elle conseille d’avoir un œil sur ce que leurs enfants écrivent sur l’ordinateur pour savoir de quoi il est question. De cette façon, «les parents pourront intervenir s’ils voient que quelque chose n’a pas de sens».

Elle suggère aussi d’avoir une conversation ouverte avec leurs ados pour savoir, par exemple, qui sont leurs amis sur Facebook. La policière propose même d’être ami avec leurs enfants pour superviser leurs profils.

L'Autre Voix, membre du Groupe Québec Hebdo

Organisations: Intimid’Action, Sûreté du Québec, Théâtre Parminou Québec Hebdo

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