Cet essai propose des pistes de réflexion et des réponses originales sur l’existence d’un Être suprême, cet Être que chaque religion a représenté à sa façon.
Cet auteur, docteur en philosophie de l’Université Laval, s’est intéressé très jeune à la religion et aux questions existentielles que se posent tous les hommes.
«Très jeune, avant de m’endormir, il m’arrivait de réfléchir au sens de la vie, au Dieu créateur, à ce qui se passerait après la mort. Bref, je me questionnais déjà sur l’essentiel», a confié M. Valois, de Sainte-Pétronille.
«Je pose un regard philosophique sur la nature de Dieu, c’est-à-dire que les choses auxquelles je crois, la raison peut les démontrer», a affirmé ce professeur retraité de philosophie à l’Université Laval.
«Le titre pourrait laisser entendre que c’est un livre de théologie, mais ce n’est absolument pas le cas. C’est un essai philosophique, car il appartient aussi aux philosophes de s’interroger sur Dieu», a précisé M. Valois.
Il parle, entre autres, de cet Être suprême qui serait à l’origine de l’univers, quel que soit le nom qu’on lui donne, sans qu’il y ait nécessairement, une connotation religieuse. Un des chapitres aborde le problème du mal dans le monde, qui pousse plusieurs personnes à trouver que la vie est absurde.
Il donne en exemple les terribles catastrophes naturelles, les femmes et les enfants qui se font violenter et agresser, bref toutes les souffrances qui affligent l’humanité. Raynald Valois y explique que cette pénible réalité n’entre pas en contradiction avec le fait que Dieu existe et aime le monde qu’il a créé.
Le livre s’adresse à ceux qui ne croient plus guère aux enseignements de la Bible, mais continuent à croire en Dieu et à l’existence d’une vie après la mort. Il s’adresse également aux personnes athées, afin de questionner leur athéisme.
«Je suis de ceux qui croient en quelque chose et je ne peux tout simplement pas concevoir que des gens ne croient en rien», a confié M. Valois.
«Les croyances et les superstitions qui entretiennent actuellement de nombreux conflits entre nations sont de plus en plus remplacées par un humanisme qui permet d’espérer un plus bel avenir pour l’humanité», a-t-il soutenu.
Le livre Un Dieu sans nom est disponible depuis le 9 février dans les librairies.

