La mise en valeur et la protection du patrimoine, notamment la restauration des nouvelles casernes et la préservation de l’arrondissement historique de Sillery, ont été les premières promesses de la chef qui entend également acquérir le Manège militaire et demander compensation financière au fédéral pour les travaux à faire. «Cette blessure en plein cœur de notre colline parlementaire doit être soignée, et très rapidement», a indiqué la chef.
Les événements internationaux à Québec ont aussi l’aval du parti qui appuierait une éventuelle candidature de la capitale pour des Jeux olympiques d’hiver. «Notre souhait le plus cher, c’est que lors de ces Jeux nos athlètes atteignent les plus hauts sommets en portant les couleurs du pays du Québec» a fait savoir la chef. En attendant l’éventualité de la souveraineté, Pauline Marois a abordé la question de la représentation du Québec lors d’événements sportifs internationaux.
Des zones publiques et touristiques pour l’accès au fleuve et l’engagement à terminer la promenade Samuel-De Champlain jusqu’à la chute Montmorency ont également été abordés dans la plate-forme du côté touristique. Du côté de l’entrepreneuriat, c’est davantage de soutien pour les petites et moyennes entreprises grâce à des formations spécialisées qu’a promis le Parti québécois.
Enfin, une politique familiale pour la région et une assurance autonomie pour les aînés qui souhaitent demeurer à la maison seront discutées par un gouvernement péquiste, tout comme une stratégie d’intervention visant à réduire la prostitution dans la capitale.
Pas de cadre financier
Contrairement à Jean Charest et François Legault, Pauline Marois a refusé de chiffrer la valeur de ses engagements pour Québec, se bornant à parler de quelques millions. «Tout au plus une dizaine de millions pour mettre en place les institutions, pour soutenir la tenue d’un sommet et ses suites, pour soutenir les entrepreneurs et les laboratoires de recherche. […] Nous déposerons le cadre financier lorsque nous aurons fini d’annoncer nos engagements», a précisé la chef.
Pauline Marois a également refusé de suivre le maire de Québec, Régis Labeaume, en ce qui concerne sa demande de faire en sorte que les villes aient droit au lock-out. «Avant d’ouvrir cette boîte de Pandore qu’est la possibilité pour les municipalités d’utiliser le lock-out, moi je crois qu’il y a d’autres avenues à explorer», a indiqué Mme Marois.
Elle a toutefois indiqué soutenir les projets du maire Labeaume en ce qui concerne des projets comme le tramway et l’anneau de glace.
Groupe Québec Hebdo

