Temps des récoltes propice à encourager l'achat local

François
François Cattapan
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En ce début de période des récoltes, le moment ne peut être mieux choisi pour s'ouvrir à l'importance de l'achat local. En effet, que ce soit au Marché du Vieux-Port de Québec ou à celui de Sainte-Foy, aussi bien que directement chez les producteurs maraîchers le long des routes qui sillonnent la Côte-de-Beaupré, l'Île d'Orléans ou encore la région de Portneuf, les étals de fruits et légumes abondent autant en qualité qu'en quantité. Outre d'offrir un meilleur goût, les produits alimentaires d'ici permettent notamment de réaliser un acte citoyen, en plus de satisfaire à plusieurs principes de consommation écoresponsable.

Le temps des récoltes s'avère tout désigné pour s'initier à l'achat local et la consommation écoresponsable.

Mentionnons d'abord que l'achat local se veut un geste de solidarité socio-économique avec sa communauté immédiate, sinon sa nation tout entière. De fait, selon de récents relevés statistiques, la production et la transformation alimentaires procurent plus de 150 000 emplois directs au Québec. Une simple hausse de 1 % des ventes entraîne la création de 2 000 emplois. Par ailleurs, le marché québécois représente le principal débouché pour les produits d'ici en période estivale. Ainsi, si chaque consommateur québécois dépensait 30 $ de plus par année en produits du Québec, cela ferait, au bout de cinq ans, 1 G$ de plus en achats de produits locaux et, donc, en retombées économiques pour la province. La différence est considérable pour l’économie locale et les producteurs d’ici. Finalement, cela renforce le lien avec le terroir et favorise non seulement sa pérennité, mais aussi son développement. Dans certains cas, avec le temps, on arrive même à créer des débouchés à l'exportation pour nos produits haut de gamme. Une façon de faire rayonner la province et le pays à l'étranger.

Aussi, l'achat local a des vertus favorables à la sauvegarde de l'environnement. Ce principe élémentaire se trouve lié à la réduction des besoins énergétiques pour le transport et à la limitation des émissions de gaz à effet de serre. De plus, ces aliments sont plus sains, de meilleure qualité et plus nutritifs, ayant mûri sur l’arbre ou dans le champ plus longtemps. Ils sont frais et ont nécessité moins de traitements. On peut même opter pour des produits sans pesticides, en encourageant l'agriculture biologique. Ces denrées coûtent certes un peu plus cher, mais quel soulagement de savoir qu'on ingère uniquement des nutriments bénéfiques pour notre organisme. Quoi qu'il en soit, les mois d'août, septembre et octobre sont tout indiqués pour faire plaisir tant à nos papilles qu'à nos portefeuilles avec des produits alimentaires d'ici.

C'est le temps d'en profiter, car il n’est pas toujours facile d’acheter québécois à longueur d'année. Trop souvent, de la fin de l'automne au début de l'été suivant, seulement un tiers des aliments proposés dans nos épiceries et supermarchés sont de culture locale. À cet égard, des estimations de l'industrie agroalimentaire québécoise révèlent que 75 % des légumes et 90 % des fruits vendus au Québec sont importés. Cette offre étrangère prévaut en toute saison, d'où l'importance de faire l'effort de repérer et privilégier les aliments et produits d'ici lorsqu'ils sont offerts comme en ce moment. Il y a donc lieu de développer le réflexe de lire les étiquettes et d'acheter les produits frais de saison ou affichant le logo d’origine «Aliments du Québec». Il s'agit du premier pas vers une consommation écoresponsable…

Lieux géographiques: Québec

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