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Parmi les récentes interventions publiques déconcertantes, il s'en trouve une qui concerne le propriétaire pressenti des futurs Nordiques de Québec, advenant un éventuel retour de la Ligue nationale de hockey dans la capitale. Récemment, Quebecor a déposé sans sourciller une proposition dite avantageuse, afin de régler le conflit de travail (lock-out) qui perdure depuis plus de 600 jours (bientôt deux ans) au Journal de Montréal. L'offre suggérait de relancer les opérations avec seulement 50 des 250 employés en arrêt de travail, dont à peine 20 reporters. À titre comparatif, le Journal de Québec compte près de 70 artisans de l'information. Si on transpose un tel traitement du vaisseau amiral de cet empire des communications à la réalité du sport professionnel, il y a lieu de s'interroger sur la réaction de Quebecor si la rentabilité des futurs Nordiques devait ne pas être aussi alléchante que souhaitée. Est-ce que la direction sera alors tentée de faire jouer l'équipe à quatre contre cinq pour sauver sur les salaires? Chose certaine, en matière de négociation de plafond salarial l'entreprise a de l'expérience…
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Le projet d'amphithéâtre multifonctionnel représente un autre dossier qui ne donne pas sa place en matière d'énoncés creux et perfides. Pourtant, la démarche est claire. Il s'agit d'un bâtiment à multiples facettes et non uniquement destiné à accueillir une équipe professionnelle de hockey. Qu'il est donc désolant de voir certains politiciens opportunistes tenter de se faire du capital politique, comme Maxime Bernier. Surtout que cet ex-ministre conservateur dégommé pour son manque de jugement vient d'obtenir une subvention pour un complexe sportif dans sa circonscription de Beauce. Quelqu'un pourrait-il rappeler à tous les jaloux du dynamisme de Québec que la fameuse participation conditionnelle du privé au projet de nouveau Colisée, voilà justement ce qu'accomplit le groupe J'ai ma place? Celui-ci a déjà récolté plus de 12 M$ et le Chambre de commerce s'active aussi…
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Enfin, l'incertitude entourant la candidature de Québec pour tenir les Jeux olympiques d'hiver de 2022 devrait nous en convaincre : il vaut toujours mieux persévérer que d'abandonner. L'histoire récente démontre que ce fut une erreur de baisser les bras après l'échec de 2002. Puisqu'une ville doit souvent s'y prendre à trois reprises auprès du CIO, cela nous aurait sans doute permis de les obtenir… en 2010. Considérant que Salt Lake City les a accueillis en 2002 et Vancouver en 2010 sur le même continent, il est logique de prétendre que les JO ne reviendront pas en Amérique avant une douzaine d'années. L'alternance des dernières éditions (Lake Placid AM 1980, Sarajevo UE 1984, Calgary AM 1988, Albertville UE 1992, Lillehammer UE 1994, Nagano ASIE 1998, Salt Lake City AM 2002, Turin UE 2006 et Vancouver AM 2010) s'avère plutôt éloquente. Ainsi, après Sotchi UE en 2014, on peut pressentir l'Asie en 2018 puis l'Amérique en 2022…

