Pour résumer la situation qui m'afflige, disons qu'une voisine écervelée comme il en existe dans tous les quartiers – quand ce n'est pas un voisin, car la bêtise humaine n'a pas de sexe – est retournée à Montréal d'où elle venait, en oubliant son chat derrière elle. Comme c'est souvent le cas chez les jeunes couples de nos jours, son idylle amoureuse avec un militaire de la région de Québec n'aura finalement durée que le temps des fleurs. Sitôt l'été terminé, la voilà qui faisait ses malles et rentrait dans la métropole. Le cœur asséché, elle n'a pas cru bon ramener le jeune chat gris qu'elle avait déraciné quelques mois auparavant. Durant les belles journées d'automne, le minet devenu matou n'avait pas trop de mal à survivre, mais après les grands froids nocturnes sous les -20 °C de janvier et février, c'était moins évident.
Voulant faire une bonne action, ma conjointe et moi avons commencé à nourrir le chat errant à l’extérieur et tenter de l'apprivoiser dans l'espoir de le sauver, comme nous l'avons fait avec les deux chats que nous hébergeons déjà. Après plusieurs semaines de cohabitation passive sur notre balcon, nous avons entrepris de faire de ce chat gris abandonné notre troisième pensionnaire. Après quelques visites dociles à l'intérieur, nous l'avons donc attrapé afin de l'amener chez le vétérinaire, pour soigner ses engelures, son oeil malade, passer un examen général, suivi des vaccins d'usage, d'un toilettage et rasage de sa fourrure cotonnée, ainsi que d'une stérilisation. Coût total : 380 $. Rien de trop beau pour Grigio!
Hélas, au bout de quelques jours, il est apparu évident que l'adaptation avec les deux minets de la maison serait impossible. Comme le chat était rasé, il était impensable d'être aussi insensibles que l'ex-voisine et de le relâcher à la rue. Nous avons dû nous résoudre à l'amener à la SPA de Québec, avec son petit dossier médical, ses preuves de vaccin et de stérilisation, en insistant pour qu'on lui donne une nouvelle chance d'adoption. Cela nous brise le coeur. Nous sommes profondément attristés de n'avoir pas réussi à relever le défi de devenir le nouveau foyer d'un chat d'à peine deux ans qui n'a rien demandé d'autre que de rendre une famille heureuse. Et de voir d'autres gens faire la file avec leurs minets dans les bras, parce que malades, trop vieux ou incompatibles, a été une expérience des plus déchirantes.
Il faut saluer le travail exceptionnel que fait la jeune équipe de préposés à la SPA de Québec. Attentionnés et très efficaces, malgré la désuétude de l'ancien garage de mécanique qui leur sert de refuge pour la Capitale, ils méritent notre admiration et notre appui dans leur projet de relocalisation. Entre temps, espérons qu'un bon samaritain viendra pour adopter Grigio, il a bien besoin d'une maison paisible où reprendre confiance en l'humain…


Et bien je ne sais pas dans quelle ville vous êtes mais dans mon quartier, des chats dont les propriétaires ne s'occupent pas il y en a et des chats sans aide non plus. Et comme vous dites les chats devenus grands font des petits et les petits grandissent aussi bref, ç aveut dire que des chats il y en a trop même ceux que les gentils propriétaires nourissent s'ils ne sont pas stérilisés ça continue. Ces chats font des dégats et laissent tellement d'odeur et de maladies que je ne peux profiter de ma cour. Pauvres petits!!! Et moi qui me plaint??? je crois qu'il faudrait immédiatement stériliser tous ces chats.