Pour profiter du programme d’appui à la multifonctionnalité de l’agriculture, de nombreuses personnes tentent d’élaborer un projet collectif. Lancé en avril 2011, ce programme du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) vise à encourager les exploitants agricoles à créer des projets qui profiteront autant à leur entreprise qu’à leur collectivité locale.
Selon Bruno Clément-Boudreault, agent de développement local et rural au Centre local de développement (CLD) de la Côte-de-Beaupré, il est notamment question dans ces discussions du développement de la route de la Nouvelle-France. «Un des enjeux dans le développement du territoire est la préservation du paysage et du patrimoine, explique-t-il. C’est justement en ligne direct avec les objectifs du programme et de cette route.»
AgrotourismeOn parle également de favoriser le développement de l’agrotourisme en convertissant des bâtiments patrimoniaux en lieux où les producteurs pourraient vendre leurs produits et être en contact direct avec les gens. Il pourrait y avoir des dégustations afin d’attirer les adeptes du tourisme gourmand. « Nos producteurs sont des passionnés et il y a beaucoup de potentiel dans ce secteur », assure M. Clément-Boudrault. Il est encore trop tôt pour savoir exactement à quoi le projet collectif final ressemblera mais on sait que le programme du MAPAQ prend fin dans deux ans.
Inventaire patrimoine agricoleUn outil indispensable pour monter de tels projets est l’inventaire du patrimoine agricole de la Côte-de-Beaupré, complété en 2005. Les MRC de Charlevoix et de Charlevoix-Est ont également réalisé un inventaire du patrimoine agricole, mais contrairement à celui de la Côte-de-Beaupré, il contenait des conclusions. D’après Françoise Roy, chargée de projet au CLD de la Côte-de-Beaupré, ces conclusions portaient principalement sur l’importance du paysage agricole. «L’agriculture marque vraiment les paysages. C’est un élément à préserver car cela a une valeur paysagère, culturelle et économique», précise Mme Roy qui est responsable de la Table de concertation sur les paysages. «Les gens qui viennent visiter ou s’établir dans la région recherchent ces caractéristiques», conclut-elle.

