Deux femmes inspirantes

Frédéric Savard
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Après 61 jours à activer corps, cœur et pédales en harmonie sur leur tandem, Josée Pelletier et sa complice Hélène Lortie étaient de retour au bercail samedi. Les deux cyclistes avaient convié leurs proches et admirateurs à un grand rassemblement au Domaine de la Rivière à Boischatel pour raconter la réalisation de leur rêve commun et dévoiler le montant amassé pour la Fondation de l'autisme de Québec. Résultats: Un accueil triomphal, des émotions vraies et intenses et un total de 8831 $ remis à la Fondation sous des applaudissements nourris et pleinement mérités!

Tout un voyage

Les deux passionnées ont amorcé leur périple le 6 juin dernier à Vancouver. Exactement 5472,7 kilomètres plus tard, elles témoignent de l'expérience de vie bien spéciale qu'elles viennent de compléter. «Sur le plan mécanique, notre monture, neuve au départ, nous a très bien servie. Nous avons fait sept crevaisons et nous avons dû changer les plaquettes de freins une fois, mais c'est tout,» explique Hélène Lortie.

Avec la verve d'une grande conteuse et l'enthousiasme d'une femme heureuse, Hélène renchérit en racontant qu'elles devaient commencer leurs journées très tôt. En procédant ainsi, elles pouvaient contrer les chaleurs intenses et avoir davantage de contrôle sur la maladie de la vue avec laquelle Hélène doit négocier à tous les jours, soit la rétinite pigmentaire. «En général, nous commencions à pédaler vers 6 heures du matin et nous arrêtions vers 13 ou 14 heures. Nous faisions une moyenne d'environ 90 kilomètres par jour. Par la suite nous cherchions un gîte où passer la nuit. En fait, nous avons fait du camping seulement un soir. Nous étions des voyageuses de luxe! », ajoute Josée, avec ironie.

Les deux amies insistent aussi sur le fait que la conduite du tandem est bien différente de celle d'un vélo traditionnel. «Avec nos poids cumulés, le matériel que nous devions transporter et le poids du tandem lui-même, ça fait environ 400 livres. Josée était toujours devant et moi derrière. La personne qui pédale en avant a le contrôle du vélo, elle force davantage et doit être très prudente. Et puis quand vient le temps de tourner et dans les descentes, il faut garder en tête que notre vélo mesure une douzaine de pieds! C'est comme si on chauffait un autobus!», dit Hélène en riant.

Le feu dans les yeux

En regardant l'étincelle qui jaillit des yeux de Josée et Hélène, il est possible de voir qu'elles sont dorénavant liées par quelque chose de très spécial. Le voyage qu'elles anticipaient en était un qui allait être unique, autant sur le plan physique, sportif, humain et spirituel. Un périple qui allait les mener vers le dépassement de soi, à vivre le moment présent et à oublier leurs peurs.

«Une expérience comme celle-là nous force à vivre les émotions au moment où nous les ressentons, nous n'avons tout simplement plus d'énergie pour maintenir une façade» explique Hélène. Une journée en particulier résume bien la traversée pour les deux complices. «C'était une journée où nous avions un très fort vent de face, on devait monter plein de côtes, les chiens nous attaquaient, oui oui les chiens couraient après nous et on ne pouvait pas les distancer, parce qu'on ne pouvait pas vraiment prendre de vitesse (...) Et bien cette journée, qui aura été la plus dure du voyage, aura aussi été celle où nous avons eu le plus de fous rires! On se sentait privilégiées de pouvoir vivre des moments comme ceux-là, malgré les problèmes auxquels nous faisions face!», soulignent en se complétant les deux femmes.

Pour pouvoir vivre une partie du périple Vancouver-Boischatel en tandem de Hélène Lortie et Josée Pelletier, vous pouvez consulter leur blogue par le biais du site Web de la Fondation de l'autisme de Québec au www.autismequebec.org.

Organisations: Fondation de l'autisme de Québec

Lieux géographiques: Vancouver

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