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Dons-Nations : un organisme local qui lutte contre la faim

Lino Bergeron et Isabelle Ferland sont les fondateurs de Dons-Nations, un organisme sans but lucratif qui offre un service de banque alimentaire sur la Côte-de-Beaupré. Mélanie Grenier

Lino Bergeron et Isabelle Ferland sont les fondateurs de Dons-Nations, un organisme sans but lucratif qui offre un service de banque alimentaire sur la Côte-de-Beaupré.

Publié le 8 Juin 2012
Publié le 8 Juin 2012
Mélanie Grenier  RSS Feed

Lino Bergeron et sa conjointe, Isabelle Ferland, ont une véritable passion pour le don de soi et l’aide humanitaire. C’est pourquoi ils ont fondé, il y a environ un an, l’organisme à but non lucratif, Dons-Nations. Au début, ils souhaitaient prodiguer de l’aide humanitaire outre-mer mais rapidement, ils ont réalisé qu’ils y avaient d’importants besoins, ici-même, sur la Côte-de-Beaupré. «C’est le désert alimentaire», confie M. Bergeron pour justifier le démarrage d’une banque alimentaire.

Sujets :
Ressources familiales Côte-de-Beaupré , Saint-Vincent-de-Paul

Depuis les choses vont bon train, les denrées s’accumulent bien et les demandeurs se font nombreux. «Je suis étonné de la façon dont les gens réagissent, il y a une forte participation», rapporte le fondateur. En effet, les Saint-Vincent-de-Paul des différentes municipalités, le comptoir d’entraide de Saint-Ferréol-les-Neiges et même les travailleurs sociaux du CLSC leur réfèrent des familles dans le besoin. «Les Saint-Vincent-de-Paul donnent des bons d’épicerie alors quand on donne aux gens nos denrées non périssables, ça permet de maximiser leurs efforts», explique M. Bergeron. Aussi, chaque semaine, Dons-Nations livre des denrées à l’organisme Ressources familiales Côte-de-Beaupré afin de les appuyer dans leur service de cuisine collective.

Un don après l’autre

Pour récolter des dons et des denrées, Dons-Nations, qui ne reçoit aucune subvention, utilise beaucoup la technique du porte à porte. «Notre objectif est d’avoir 4000 dons de deux cannages par mois. C’est un petit effort de tout le monde qui fait un tout», observe M. Bergeron. Pour éviter toute confusion, ce dernier précise que les bénévoles de Dons-Nations qui cognent aux portes sont toujours bien identifiés et porte des dossards fluorescents. Une équipe de téléphonistes sollicite aussi les gens de la région pour trouver des donateurs mensuels. «Nous visons 2,50$ par semaine par personne. À peu près tout le monde peut se permette ça», ajoute M. Bergeron.

À la recherche d’un local

Le problème majeur que rencontre Dons-Nations pour le moment est qu’elle n’a pas de local digne de son nom. En fait, les denrées que l’organisme accumule sont entassées dans un sous-sol de maison privée. Les démarches menées par l’organisation avec diverses municipalités se sont révélées infructueuses jusqu’à maintenant.

Pour en savoir plus sur l’organisation qui caresse de nombreux autres projets, visitez le www.dons-nations.org.

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