Regroupant plus de 1100 compétiteurs originaires d’une quarantaine de pays, cette Coupe du monde ouverte à tous aura permis à Carol-Ann Blouin, 17 ans, et à sa sœur Marie-Chrystine, 20 ans, de se distinguer dans la catégorie des formes, terminant 2e respectivement chez les juniors et les seniors.
Pour cette catégorie du taekwondo-ITF, les athlètes doivent retenir plusieurs formes, qui s’apparentent aux katas en karaté, et lors des compétitions, elles doivent piger dans leur répertoire pour exécuter leur prestation.
«Il y a environ 15 formes à retenir et lors de la Coupe du monde, nous en avions cinq différentes à montrer aux cinq juges, qui ont à évaluer deux compétitrices à la fois. Pour déterminer la gagnante, ils se basent sur plusieurs critères, dont la vitesse et la force des mouvements», explique la cadette des sœurs Blouin.
Grâce à des formes exécutées à merveille, Carol-Ann et Marie-Chrystine se sont toutes deux frayé un chemin jusqu’en finale, après avoir triomphé de toutes les étapes précédentes du tournoi, qui était conçu à la manière d’un tournoi de tennis, c’est-à-dire un arbre qui se rétrécit jusqu’en finale.
Même si elles n’étaient pas inscrites dans la catégorie combats pour cette Coupe du monde, il n’en demeure pas moins qu’elles se démarquent également dans cette branche du taekwondo-ITF. Les deux sœurs devraient faire partie de la délégation canadienne dans cette catégorie lors des prochains Championnats du monde, qui se tiendront en Argentine en novembre 2009. Lors des derniers Mondiaux, tenus à Québec à l’été 2007, Carol-Ann avait terminé au quatrième rang autant en formes qu’en combat, tandis que Marie-Chrystine récoltait l’argent en formes. L’aînée détient le premier rang canadien autant en formes qu’en combat, tandis que Carol-Ann domine le classement national en formes et arrive deuxième en combat.
À Loretteville pour progresserAlors qu’elles ont amorcé leur carrière en s’entraînant à l’Île d’Orléans, Carol-Ann, qui possède une ceinture noire deuxième degré, et Marie-Chrystine, détentrice d’une ceinture troisième degré, ont dû s’exiler au Club de taekwondo-ITF de Loretteville afin d’aller plus loin dans leur progression. À cet endroit, elles peuvent compter sur l’expertise de leur entraîneur Nicolas Tran, le fils du président de la Fédération internationale de taekwondo. Pour ceux qui se posaient la question, les lettres ITF désignent justement cette Fédération, qui est différente de celle qui régit le taekwondo que l’on peut voir au Jeux olympiques, alors qu’elle offre une technique de combat différente, qui permet entre autres le coup de poing.

