Le dernier droit pour Jules Rancourt

Jean-Manuel
Jean-Manuel Téotonio
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Jules Rancourt a entamé mercredi matin à Québec le dernier droit de sa traversée du Canada au profit de la Fondation Rêves d’enfants. Il prévoit parcourir les 1 500 km restants jusqu’à Halifax en une semaine.

«Jusqu’à maintenant, tout va comme on l’a espéré. On a eu un mois de juillet merveilleux», raconte Jules Rancourt, de St-Ferréol-les-Neiges. Le cycliste a profité d’une journée de congé le 31 juillet avant de repartir vers Halifax pour terminer sa traversée du pays amorcée le 30 juin en Colombie-Britannique.

M. Rancourt a parcouru en moyenne de 190 à 200 km par jour. La distance roulée dépend de la température et des reliefs. Il se dit bien chanceux puisque le beau temps semble s’être installé partout au pays. «Nous avons eu du beau temps plus souvent qu’autrement», indique-t-il.

Malgré tout, le défi qu’il s’est imposé n’est pas de tout repos. Son passage dans les Rocheuses a notamment été difficile en raison des longues montées. Mais la section la plus ardue de son parcours jusqu’ici a été les Plaines. Il se souvient d’une journée particulièrement éprouvante passée là-bas. «Il pleuvait et j’avais un vent de face, relate-t-il. J’ai passé 9h30 sur le vélo et j’ai dû me changer trois fois.»

Être bien préparé

La clé du succès pour ce genre de périple selon M. Rancourt est la préparation. C’est pourquoi il passe ses soirées à entretenir son vélo et à se préparer pour le lendemain. «Il ne faut rien négliger», ajoute le cycliste.

Pour être certain d’avoir l’énergie nécessaire pour parcourir tous ces kilomètres, M. Rancourt ne se prive pas. Sur le vélo, il engloutit plusieurs barres énergétiques par jour et de l’eau en quantité. Après chaque journée, il consomme une boisson de récupération et s’offre un souper de qualité avec de généreuses portions. Avec le nombre de calories brûlées par jour, les croustilles et la bière ne sont jamais bien loin après une journée sur le vélo.

Objectif surpassé

M. Rancourt a récolté jusqu’à maintenant 6 200 $. Son objectif initial était de 3 500 $, un objectif qu’il a revu à la hausse. Il souhaite maintenant amassé 7 000 $. En fait, la récolte des dons se passe si bien que Michaël, 15 ans, parrainé par M. Rancourt, s’envole dimanche avec son père pour Rome. Rencontré mercredi matin à l’Aquarium du Québec avant le départ de M. Rancourt, Michaël, atteint de la maladie Spina Bifida, une forme de dégénération de la colonne vertébrale, est très reconnaissant. Il a bien hâte de visiter la ville éternelle. «Ça fait deux ans que je veux vraiment y aller», affirme cet amateur d’histoire.

Maintenant que le voyage de Michaël et son père est payé, M. Rancourt parraine un deuxième enfant, Nicolas, atteint de problèmes neurologiques. Une motivation de plus pour l’athlète de St-Ferréol-les-Neiges. «Quand j’ai un vent de face, je me console parce que je peux prendre une pause. La maladie, elle, n’en prend pas de pause.»

Organisations: Aquarium du Québec

Lieux géographiques: Colombie-Britannique.M, Rome

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