La fierté de Château-Richer se sent en pleine forme, tant physiquement que mentalement.
«Je suis en super bonne forme. Mes jambes vont bien. J'ai fait une très bonne course, à Offenburg, et je m'entraîne à fond en vélo de montagne dans le bois, soit au Mont-Sainte-Anne ou à Lac-Beauport», confie à L'Autre Voix la porte-couleurs âgée de 33 ans de l'équipe Maxxis-Rocky Mountain Bicycles.
Elle se réjouit que la malchance l'ait laissée tomber, car à la deuxième tranche de la Coupe du Monde, à Dalby Forest, en Grande-Bretagne, a terminé 11e, après avoir chuté quelques minutes seulement après le début de la course.
En montant une côte à pic, la cycliste qui précédait Prémont a chuté et est tombée sur la Québécoise.
«Je ne pouvais rien faire pour l'esquiver, a expliqué Marie-Hélène. Je suis tombée dans les roches de quand même assez haut. Il y a plusieurs coureuses qui ont passé devant moi. Je me suis amochée une fesse, mais je suis rembarquée sur mon vélo pour remonter au classement», rappelle-t-elle.
Le maximum devant les siensLa sextuple championne canadienne et médaillée d'argent aux Olympiques de 2004 a bien hâte de sillonner le parcours de la montagne de Beaupré.
«C'est toujours spécial de courir devant ses amis et sa famille. J'en donne toujours le maximum dans ce temps là», ajoute la médaillée d'or aux Jeux du Commonwealth et championne 2008 du circuit de la Coupe du monde UCI.
Marie-Hélène Prémont entend bien faire à Beaupré afin d'obtenir des conditions favorables en vue de la prochaine Coupe du Monde, une cinquième étape qui aura lieu les 9 et 10 juillet, à Windham, dans l'État de New York. Elle prendra aussi part aux Championnats nationaux, la fin de semaine suivante, à Canmore, en Alberta.
Prémont avait entamé sa saison de vélo de montagne avec une neuvième position, le 23 avril, à la Coupe du monde de Pietermartizburg, en Afrique du Sud.
Les JO de 2012 dans sa mireCette course marquait également le début du processus de sélection olympique pour le vélo de montagne.
«J'ai décidé de continuer jusqu'aux Jeux olympiques de Londres, en 2012, parce que j'aime ce que je fais», soutient la détentrice d'un baccalauréat en kinésiologie de l'Université Laval, elle qui vient d'accomplir un autre baccalauréat en pharmacologie.

