Transport en commun: PLUMobile mûr pour une expansion

Publié le 20 mai 2015
Les gestionnaires de PLUMobile espère obtenir davantage de financement pour supporter le développement de ce service.
(Photo gracieuseté – André-Olivier Lyra)

TRANSPORT. Après cinq années d'opération au cours desquelles le nombre d'usagers n'a cessé de grimper, le Service de transport collectif et adapté PLUMobile est prêt à passer à la prochaine étape pour offrir plus de services, à condition d'être financé davantage.

«Nous avons pas mal livré ce que nous pouvions avec ce que nous avons comme ressources», a indiqué Bernard Paré, directeur-général du CLD de la Côte-de-Beaupré, lors de l'assemblée générale annuelle de l'organisation. Depuis que ses bus ont pris la route, ce service ne cesse de gagner en popularité. En 2014, le nombre de transports a augmenté de 11% avec un total de 43 661 déplacements.

Le CLD aimerait bien maintenant offrir davantage de services, mais le financement auquel il a droit ne lui permet pas présentement de répondre à ses ambitions. «On est dans un modèle d'opération dans lequel on investit tout ce qu'on est capable. On va chercher le maximum d'argent qu'on peut auprès du ministère des Transports du Québec (MTQ), on pense que nos municipalités font un gros bout de chemin et les usagers ont aussi vu leur contribution augmenter dans les dernières années. On est au bout d'un modèle», estime M. Paré.

Démarches

C'est pourquoi le CLD, conjointement avec des partenaires de la Communauté métropolitaine de Québec comme la MRC de La Jacques-Cartier, est en démarche présentement pour voir «comment on peut envisager le développement de PLUMobile à moyen et long terme», indique le directeur-général. «On reçoit présentement 200 000$ du MTQ. Quand on regarde du côté du Réseau de transport de la Capitale (RTC), on parle de centaines de millions. On se dit qu'on pourrait avoir un petit coup de pouce de plus», ajoute-t-il.

Affirmant que la situation de la Côte-de-Beaupré et de l'Île d'Orléans est bien différente que celle de région plus éloignée, M. Paré souhaiterait que PLUMobile ait accès à terme à des programmes qui ressemblent à ce que les MRC périmétropolitaines de Montréal reçoivent. «On fait un type de transport à fort volume. On amène des étudiants et des travailleurs, c'est un flux de personnes qui se gère différemment que si on était seulement un chapelet de villages qui ont besoin d'un minimum de services.»

Main d'oeuvre

Davantage de financement permettrait notamment d'offrir de nouvelles lignes de transport, particulièrement en provenance de Québec. «Les entreprises le demandent. Le développement des pôles d'emplois sur la Côte-de-Beaupré exige d'avoir un service dans les deux sens parce qu'il y a un bassin de main d'œuvre important à Québec. Beaucoup de nos entreprises ont besoin d'avoir accès à ce bassin. Même quand on est en recrutement d'entreprises à Québec, il y a certains types de projets, dans le manufacturier surtout, qui nous demandent quelles sont nos connexions avec le RTC pour amener les travailleurs. Présentement, on n'a pas à notre avis des réponses satisfaisantes à leur donner. Il faut travailler là-dessus», explique M. Paré, en ajoutant que des fonds supplémentaires permettraient aussi de travailler sur le développement d'un service de transport en commun sur la voie ferrée.

En chiffres

12

Municipalités desservies sur la Côte-de-Beaupré et de l'Île d'Orléans

20%

Augmentation des déplacements (6474) en transport collectif à l'Île d'Orléans en 2014

43 661

Total des déplacements en 2014