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Ses partisans compatissent

RÉUNIS À LA BAIE DE BEAUPORT

par Marc-Antoine Gariépy
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Article mis en ligne le 27 août 2008 à 9:15
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Ses partisans compatissent
Monique Gilles, la mère de Marie-Hélène, Chantal Lachance, vice-présidente de Gestev, et Caroline Prémont, la sœur de la cycliste, suivent attentivement les faits et gestes de leur favorite.
Ses partisans compatissent
RÉUNIS À LA BAIE DE BEAUPORT
Quelques centaines de partisans de Marie-Hélène Prémont s’étaient donné rendez-vous à la baie de Beauport à l’occasion de la course olympique de la cycliste de Château-Richer. Jusque-là parfaite, l’abandon de la favorite de la foule a rapidement freiné l’enthousiasme des gens, qui étaient tous prêts à célébrer la médaille déjà décernée par plus d’un.
Sous un soleil radieux, la foule avait commencé à grossir tôt en matinée, profitant ainsi de la plage, mise à la disposition par les gens de la firme de Beaupré, Gestev, qui veillait à l’organisation de cette journée toute olympique.

À 22 h, alors que le départ a été donné, tout près de 400 personnes étaient massées entre les deux bâtiments de la baie de Beauport, où deux écrans géants avaient été installés. Rencontrée quelques minutes avant la course, Monique Gilles, la mère de Marie-Hélène, commençait à ressentir une certaine nervosité.

«Ça allait, mais là j’ai des papillons dans le ventre», explique celle qui est ensuite allée rejoindre son autre fille, Caroline, ainsi que d’autres membres de la famille installés à une table située aux premières loges, tout juste devant l’écran. Devant eux, les caméras de télévision étaient orientées de manière à capter chacune de leurs réactions.
Courts moments de réjouissance
Après avoir connu un bon départ, Prémont a momentanément occupé la tête, ce qui valait des applaudissements nourris à chacune des prises de vue montrant la reine du Mont-Sainte-Anne. Même lorsqu’elle a perdu quelques rangs avant la fin du premier tour, la foule ne concédait rien quant à son enthousiasme et à ses encouragements.

Cette même foule a cependant commencé à se poser certaines questions lorsque les commentateurs de la Société Radio-Canada ont annoncé que Marie-Hélène avait considérablement ralenti, peut-être victime d’un bris mécanique. On n’en savait pas plus, puisqu'aucune image n’avait été jusque-là montrée aux téléspectateurs.

Le choc est survenu lorsque la télévision d’État a finalement obtenu des images de Prémont et les a diffusées au Canada en entier. On voyait alors la cycliste complètement arrêtée en bord de piste, discutant avec son entraîneur Michel Leblanc. Tous se demandaient se qui pouvait bien arriver, mais on était en train de se faire à l’idée qu’elle pourrait être forcée d’abandonner.
La nouvelle tombe
Caroline, la sœur cadette de Marie-Hélène, se lève alors rapidement, téléphone cellulaire à la main et revient quelques secondes plus tard pour annoncer le verdict à sa famille: elle devra abandonner. La nouvelle a été plus tard confirmée à la SRC, ce qui provoqua un silence complet parmi les partisans. Le rêve olympique venait de tourner en cauchemar.

Étonnamment sereine après ce qui venait de se passer, Monique Gilles était heureuse de savoir que sa fille se portait bien.

«Moi, tant que Marie est correcte, ça va. La vie est plus importante que la médaille, nous a-t-elle confié, c’est certain qu’elle voulait revenir avec une médaille, mais je crois que les gens avaient plus d’attentes qu’elle.»
(Photo:Marc-Antoine Gariépy)

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