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Économies d’essence et virage électrique en vue

GM Canada mise sur les véhicules à faible consommation

par Jacques Bélanger
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Article mis en ligne le 10 septembre 2008 à 5:00
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Économies d’essence et virage électrique en vue
Les véhicules hybrides, comme cette Chevrolet Malibu, ne représentent que 1 % des ventes de l'ensemble des manufacturiers.
Économies d’essence et virage électrique en vue
GM Canada mise sur les véhicules à faible consommation
«Au cours des dernières années, GM Canada a investi des sommes considérables, afin de produire des véhicules à faible consommation. À ce titre, saviez-vous que c’est GM qui fabrique la plus grande quantité de véhicules consommant 7 litres aux 100 kilomètres? Et les recherches se poursuivent!»
Marc Boismenu, chef des programmes de recherche et développement pour le compte de GM Canada, ajoute que la tendance actuelle est de continuer à produire des véhicules peu énergivores. Tout en mettant l’accent sur le virage électrique, comme en témoigne la création de la Chevrolet Volt, dont la production débutera en 2010.

«Si l’on considère l’impact de la vente de véhicules hybrides, indique M. Boismenu, on remarque que ces derniers représentent à peine 1 % des ventes de tous les constructeurs. Ce qui nous amène à nous demander si les consommateurs sont vraiment prêts à adopter cette technologie. De plus, le véhicule hybride a davantage été conçu pour les déplacements en ville (départ/arrêt) plutôt que les longues distances.

«Quant à l’économie d’essence comme telle, chez GM, précise-t-il, nous considérons avoir atteint le maximum de performance qu’il est possible d'obtenir avec des engins conventionnels. En effet, pour obtenir une hausse de 1 % de performance, il faudrait dépenser des sommes astronomiques. Il y a donc lieu de considérer d’autres avenues, comme l’électrification, par exemple.»
Moteur branché
Le Volt se présente comme un véhicule doté d’un moteur thermique (essence/E85) pouvant générer de l’électricité et alimenter la batterie en roulant. On le branche sur une prise conventionnelle et la période de recharge est de trois heures. «Ce véhicule possède une autonomie de 65 kilomètres. Toutefois, ajoute M. Boismenu, on peut songer à y coupler un moteur de 3 cylindres pouvant être alimenté à l’éthanol, au gaz naturel, à l’essence ou au diesel. On pourrait ainsi lui conférer une autonomie de 1 000 kilomètres.»
Entre-temps, l’accent est mis sur les besoins des consommateurs. «Ces besoins évoluent avec les années. Par exemple, on constate déjà l’impact qu’a eu l’augmentation du coût de l’essence dans les choix des véhicules. Les gens recherchent la flexibilité, l’économie et le caractère utilitaire. À court terme, GM n’entend pas développer des procédés complexes et coûteux, mais axer davantage son offre sur la fabrication et la vente de véhicules à faible consommation. Or, la mise en marché du véhicule Chevrolet Volt confirmera ce virage en faveur de l’énergie électrique», conclut Marc Boismenu.

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