Des ratés dans la campagne provinciale
Faut-il faire confiance à Charest dans la crise qui s’annonce? Apôtre de l’Institut économique de Montréal et héritier, comme Stephen Harper, de l’idéologie néolibérale à l’origine des crises financière et économique actuelles, il dirige un gouvernement dont les décisions sont peu rassurantes. L’incompétence du gouvernement Charest n’a-t-elle pas été démontrée par le fiasco financier de l’UQAM que le ministre aurait dû prévoir dès 2006? Cela nous coûte 400 M$, une somme qui pourrait servir à payer plus de 600 spécialistes pendant 10 ans pour diminuer le décrochage scolaire.
En réalité on se souviendra de ce gouvernement comme celui qui a réussi le plus de ratés : le Suroît, le mont Orford, les subventions aux écoles juives, le Conseil de la Fédération à l’utilité douteuse, la réingénierie ratée car jugée comme un recul pour l’administration publique, le CHUM à la sauce PPP, le jugement contre l’État concernant la syndicalisation des employés de garderies, etc. Voilà qui n’augure rien de bon si Charest revient aux affaires de l’État québécois.
Jean-Marie Desgagné, Québec