Marie-Ève Marcotte a subi une chute en début de parcours, mais a tout de même terminé en 19e position lors de la Coupe de monde de descente. [:AC:]CP:(Photo: Collaboration spéciale, Sébastien Poulin)
Marcotte termine 19e malgré une chute
COUPE DU MONDE DE DESCENTE
Après qu’une blessure l’ait empêchée de participer à la Coupe du monde de vélo de montagne l’an dernier, Marie-Ève Marcotte, de Saint-Ferréol-les-Neiges, pouvait enfin courir devant les siens, au Mont-Sainte-Anne. Cette année, une chute et une légère blessure subie en début de parcours aurait pu lui empêcher de terminer sa descente finale, mais sa détermination lui aura finalement permis de finir au 19e rang.
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L’accident s’est produit très tôt dans le parcours, alors qu’elle venait à peine d'en compléter la première partie. Tout en entrant dans le bois, Marcotte a pris un virage immédiatement suivi d’un saut. Dans les airs, ses pieds ont quitté les pédales et elle n’a pas été en mesure de les replacer à temps. Son guidon est donc allé heurter son ventre lors de son atterrissage sur les roches. Clouée au sol, le souffle coupé, la cycliste de 28 ans a pris quelques secondes de repos, le temps de laisser passer deux coureuses et que les secouristes viennent s’enquérir de son état de santé. Même si une douleur se faisait sentir au niveau des côtes, Marcotte a tenu à terminer sa course quand même.
«J’avais mal, mais j’étais capable de continuer. Je me classe quand même 19e sur 34, mais je sais que j’aurais pu faire mieux», a lancé la Ferréolaise, peu de temps après son passage à l’infirmerie.
Excellente qualification
Plus tôt dans la journée, Marie-Ève Marcotte avait d’abord dû passer par les qualifications si elle voulait prendre le départ lors de la finale. Dix coureuses étaient déjà assurées d’y participer, il ne restait donc plus qu’une dizaine de places disponibles pour l’ultime course.
«J’ai été transportée lors de ma qualification tellement j’étais concentrée. Je n’ai presque pas fait d’erreur», a-t-elle mentionné «C’est lors de ce genre de descente que tu comprends pourquoi tu fais ce sport.»
Très nerveuse avant sa qualification, la spécialiste de la descente a bouclé le parcours avec le 17e temps, ce qui faisait en sorte qu’elle était dans les premières à s’élancer pour la finale.
«J’étais plus nerveuse avec la qualification qu’avant la finale», a confié celle qui tenait un sac de glace bien appuyé sur son ventre. «J’avais juste fait cinq pratiques cette semaine, car je me sentais très fatiguée jeudi et vendredi. Par contre, aujourd’hui (samedi dernier), toute ma réserve d’énergie est sortie.»
Pas une surprise
La Britannique Rachel Atherton a été couronnée reine de la descente au Mont-Sainte-Anne. Après avoir obtenu le meilleur temps en qualification, elle a devancé par près de deux secondes sa plus proche poursuivante, la meneuse au classement général de la Coupe du monde, la Française Sabrina Jonnier.
«Rachel s’entraîne toute l’année et elle est jeune, ce n’est donc pas très surprenant», a indiqué Marie-Ève Marcotte au sujet de la gagnante, dont les deux frères participaient aussi à cette Coupe du monde. «Elle est presque aussi bonne que les meilleurs coureurs canadiens, mais ma favorite reste Sabrina (Jonnier)!»