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Faut terminer l’année en beauté

CHAMPIONNAT CANADIEN JUNIOR DE KAYAK EN EAU VIVE

par Marc-Antoine Gariépy
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Article mis en ligne le 7 août 2008 à 7:59
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Faut terminer l’année en beauté
Andrew Hamelin, Andrée-Anne Vézina et Max-Émile Petitclerc (absent de la photo) participeront au Championnat canadien junior, les 16 et 17 août.
Faut terminer l’année en beauté
CHAMPIONNAT CANADIEN JUNIOR DE KAYAK EN EAU VIVE
Un dernier gros test attend trois kayakistes du Centre d’excellence Saint-Alphonse (CESA), le club de kayak d’eau vive situé à Beaupré. Les 16 et 17 août, ils traverseront le parc des Laurentides, pour se rendre à Jonquière, afin de participer au Championnat canadien junior.
Il s’agit là d’une grosse compétition pour terminer une saison très remplie, mais les trois représentants de la Côte-de-Beaupré se sentent d’attaque pour ne pas se rendre au Saguenay qu’en touristes. Pour sa première année chez les juniors, Andrew Hamelin vise une sixième position, lui qui a déjà navigué sur la première section du parcours de la rivière aux Sables, celle qui sera emprunté pour la course.

«Je crois en avoir vu assez pour dire que la rivière n’a pas l’air si difficile, donc je serais content de finir parmi les six premiers», mentionne celui qui n’en est pas à sa première course au niveau national.

Cette même confiance est affichée par Andrée-Anne Vézina, qui vise rien de moins qu’un podium. Cette dernière se disant même confortable dans cette rivière.

«Je pense que c’est faisable d’atteindre le podium, pour moi ce n’est pas une compétition vraiment plus grosse que les autres», explique celle qui a déjà connu beaucoup de succès cette saison.

C’est Max-Émile Petitclerc qui complétera le trio d’athlètes du CESA et, selon son entraîneur Anthony Kelso, un podium est aussi possible dans son cas.
Anthony Kelso, entraîneur sur l’équipe nationale

Entraîneur et directeur du CESA, Anthony Kelso a franchi une nouvelle étape dans sa carrière en devenant entraîneur au sein de l’équipe nationale. Cette nomination lui a permis de passer plus d’un mois en Europe, où son expérience et ses conseils servaient l’équipe canadienne participant à trois Coupes du monde et aux pré-Mondiaux. Cette virée sur le Vieux continent lui aura permis de visiter l’Autriche et l’Espagne, tous deux des sites olympiques, ainsi que la République tchèque.

Le fait de se frotter aux meilleurs kayakistes sur la planète lui a aussi permis de réaliser que le Canada est loin derrière les puissances mondiales, n’atteignant jamais les finales des compétitions internationales.

«Il va falloir réorienter l’argent et les énergies dans le but d’améliorer les résultats. Il ne faut pas juste garder la base de la pyramide, soit la participation, et il faut monter plus haut», explique celui qui est aussi le président de Whitewater Canada, l’organisme qui régit le canoe-kayak d’eau vive au pays.
Refonte totale

Il travaille d’ailleurs avec toute son équipe sur la refonte totale du programme d’entraînement pour l’élite canadienne. Celui-ci inclura plus d’heures de pratique et une plus grande présence de spécialistes dans divers domaines se rattachant au sport. Le club de Beaupré sera aussi touché par ce nouveau programme, car son directeur ne se gênera pas pour offrir des entraînements plus intenses à ces athlètes. D’ici là, Anthony Kelso repartira en Europe le 22 août pour y entraîner les kayakistes canadiens qui ne seront pas aux Jeux olympiques.
(Photo: Marc-Antoine Gariépy)

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