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Jean-Paul Filion dévoile son journal intime

16E LIVRE DU PROLIFIQUE AUTEUR DE SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ

Marc Cochrane par Marc Cochrane
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Article mis en ligne le 14 août 2008 à 15:25
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Jean-Paul Filion dévoile son journal intime
Jean-Paul Filion est bien fier de son dernier livre, «Sur mon chemin, j'ai rencontré… Journal 1951-1959» qui sera en vente le 20 août en librairie.
Jean-Paul Filion dévoile son journal intime
16E LIVRE DU PROLIFIQUE AUTEUR DE SAINTE-ANNE-DE-BEAUPRÉ
Du haut de sa maison ancestrale juchée dans le cap à Sainte-Anne-de-Beaupré, Jean-Paul Filion vit une vie paisible où l'art sous toutes ses formes prend une place prépondérante. Ce n'a pas été toujours le cas pour cet octogénaire qui a pris part à la révolution artistique et culturelle fondatrice de la modernité. C'est ce qu'il raconte dans son 16e livre: «Sur mon chemin, j'ai rencontré… Journal 1951-1959».
Peintre, poète, chansonnier, violoneux et romancier, Jean-Paul Filion a tenu avec grande passion, dans les années 1950, un journal intime dont il dévoile le contenu aujourd'hui.

«J'ai côtoyé les Roland Giguère, Gaston Miron, Félix Leclerc, Gilles Carle et Pauline Julien, des acteurs qui ont aidé l'enfant de la Petite-Nation dans sa marche fébrile entre ombre et plein jour», peut-on lire à l'endos du volume de 200 pages publié chez Leméac.
Manuscrit jauni
Auteur de la célèbre chanson «La parenté est arrivée» qui envahit les ondes radiophoniques durant le temps des Fêtes, Jean-Paul Filion a découvert dans ses vieilles archives un manuscrit de 300 pages jauni par les années caché sous une pile de papiers.

«J'ai mis la main sur un document vivant et plein de richesses qui raconte mes nombreuses rencontres avec des gens qui ont marqué une partie de l'histoire du Québec et j'ai décidé d'en faire un livre», a confié M. Filion en entrevue à L'Autre Voix.

M. Filion participera au lancement de son bouquin, le mardi 2 septembre, à Montréal, dans le cadre de la rentrée d'automne de Leméac. Il sera accompagné d'autres grands auteurs francophones tels Antonine Maillet et Michel Tremblay.
Amant des arts
Originaire de Saint-André-Avellin, Jean-Paul Filion a quitté son petit patelin dans l'Outaouais, dans la vingtaine pour étudier à l'École des Beaux Arts de Montréal. Après deux séjours comme boursier à Paris, il revient à Montréal pour devenir designer de décor pour la télévision de Radio-Canada, poste qu'il occupera durant 32 ans.

Il y découvrira des gens exceptionnels qui ont enrichi sa vie et qui font l'objet de son dernier ouvrage, dont René Lévesque, l'animateur de «Point de mire» qui devait par la suite devenir un des plus grands premiers ministres de l'histoire du Québec.

«René Lévesque était un génie fébrile. Alors qu'on échangeait dans un ascenseur dans les bureaux de la SRC, à Montréal, il me félicita parce que j'avais remporté le Prix de la chanson canadienne en 1958 avec «La Folle» et moi je fis de même pour son émission si instructive. Il se demandait pourquoi il n'existait pas de cours à l'école pour expliquer c'est quoi être citoyen canadien. C'est peut-être pour ça que nous n'avons pas de sentiment d'appartenance à notre pays», a souligné M. Filion.
Contestataire
Dans son livre qui apparaîtra sur les rayons des librairies, le 20 août, Jean-Paul Filion se définit comme un contestataire humaniste.

«Je conteste plein de choses pour définir qui je suis», affirme le sympathique homme de 81 ans qui demeure à Sainte-Anne-de-Beaupré depuis une vingtaine d'années. Il habite sur la Côte-de-Beaupré depuis 45 ans ayant résidé à L'Ange-Gardien et à Château-Richer, auparavant.

«Je sauve des maisons ancestrales et je les vends par la suite», a dit M. Filion, avec humour.
Défenseur de la culture
Intronisé au Panthéon des auteurs-compositeurs du Canada, à Toronto, en 2006, Jean-Paul Filion rêve du jour où un tel organisme sera créé au Québec.

«On pourrait faire une soirée à l'Espace Félix-Leclerc, à Saint-Pierre, et aussi un gala télévisé à partir du Grand Théâtre de Québec», soutient celui qui croit que la culture québécoise est en train de «s'enlouisianiser».

«Les jeunes se foutent de Leclerc, Vigneault, etc.», déplore celui dont l'œuvre littéraire «Cap Tourmente» a été traduite en catalan et fait l'objet d'études dans des universités d'Espagne.
(Photo: Marc Cochrane)

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