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L'environnement, c'est toute la vie de Jacques Legros

CANDIDAT DU PARTI VERT DANS MONTMORENCY-CHARLEVOIX-HAUTE-CÔTE-NORD

Marc Cochrane par Marc Cochrane
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Article mis en ligne le 2 octobre 2008 à 9:27
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L'environnement, c'est toute la vie de Jacques Legros
Jacques Legros a participé à trois débats jusqu'à maintenant dont celui de Radio-Canada, le 2 octobre, qui regroupait 11 circonscriptions de la région de Québec.
L'environnement, c'est toute la vie de Jacques Legros
CANDIDAT DU PARTI VERT DANS MONTMORENCY-CHARLEVOIX-HAUTE-CÔTE-NORD
Pour Jacques Legros, la planète est malade et une des bonnes façons de la guérir c'est de mettre en pratique le programme du Parti vert du Canada (PVC) qu'il représentera dans Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord en vue des élections fédérales du 14 octobre.
Fils d'un amérindien de la région de Salaberry-de-Valleyfield, ce métis de 49 ans a appris le respect de l'environnement et des animaux dès son jeune âge. Après avoir vécu sur la Côte-Nord et dans Charlevoix, M. Legros s'est installé à l'Île d'Orléans où il opère la ferme Au goût d'autrefois depuis une dizaine d'années, à Sainte-Famille.

«Mon entreprise effectue l'élevage au naturel de l'oie, le canard et la dinde sauvage. Ma ferme est productrice de produits santé du terroir pour plusieurs restaurants de la région», a précisé M. Legros qui compte à son curriculum vitae plusieurs implications en environnement.
Intervention faunique
«À 17 ans, je me suis rendu sur la Côte-Nord pour suivre une formation en aménagement et en gestion de la faune. Puis, j'ai opéré une petite ferme à Saint-Agnès dans Charlevoix avant de m'installer à l'Île d'Orléans», a rappelé M. Legros.

Il a aussi fondé une organisation en intervention faunique sans but lucratif qui comptait des succursales à Baie-Comeau, en Gaspésie, à Montréal et à Québec. Ancien directeur général de la Fédération québécoise des ZEC, il a œuvré sur le dossier du confinement obligatoire des oiseaux d'élevage au Québec.
Le déclic
«On a gagné notre point contre le gouvernement. Nos oiseaux peuvent dorénavant rester au soleil. Cette victoire m'a donné confiance dans la politique et sur la capacité d'un individu à faire changer quelque chose. Ça m'a motivé à me présenter pour le PVC lors de la prochaine élection», a souligné M. Legros, qui a représenté Québec Solidaire aux élections provinciales de 2006.

Un des événements qui a bouleversé sa vie s'est produit en 2007 alors qu'il agissait comme délégué du Canada aux conférences sur le réchauffement climatique présentées en marge de l'Organisation des nations unies, à Bali, en Indonésie.

«Durant un mois, je me suis informé au sujet des impacts du réchauffement climatique sur notre planète et ça m'a pris trois mois à m'en remettre. C'est beaucoup plus grave que ce que l'on pense. Les grands pays développent des politiques où les compagnies pétrolières font leur chou gras, comme l'éthanol qui a l'effet inverse et réchauffe la planète», a soutenu le candidat vert.
Des impacts ici aussi
Jacques Legros a aussi fait partie des six agriculteurs de l'Île d'Orléans qui sont montés au front face au projet de port méthanier à Lévis.

«En plus d'avoir des conséquences négatives sur le tourisme, Rabaska risque de nous faire perdre notre fleuve», a stipulé le fermier de Sainte-Famille.

Et lorsqu'il parle de planète malade, il n'hésite pas à dire que le réchauffement climatique a des impacts qui atteignent même la circonscription de Montmorency-Charlevoix-Haute-Côte-Nord.

«Le littoral de la Côte-Nord a perdu un demi km en raison de l'érosion du sol. Des citoyens doivent déplacer leur maison.
Le pouvoir aux régions
Fervent partisan des régions, Jacques Legros croit que les pouvoirs et les budgets devraient être décentralisés.

«De cette façon, les régions pourraient se développer et mettre des projets de l'avant. Si je suis élu, j'aimerais faire de l'Île d'Orléans une île biologique afin qu'elle redevienne le jardin de Québec. Par la suite, je ferais de même pour Charlevoix. Ça serait bon pour le tourisme et cela permettrait de développer des projets locaux. Le Québec a perdu 100 000 fermes en 10 ans, dont plusieurs à Charlevoix, en raison des porcheries. Faut que ça cesse», a argué M. Legros.

Il estime enfin que l'Accord de libre-échange nord-américain devrait être renégocié afin de stopper l'importation de produits alimentaires du bout du monde qui entrent en compétition avec les produits locaux.
(Photo: Marc Cochrane)

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Lise Laberge

Commentaire mis en ligne le 11 octobre 2008
Trèes bon article. Félicitations à M. Legros de prendre
soin de notre planète qui en effet, nous sommes en train de détruire. Il est très convaiquant de ses idées, et il a raison d'essayer de nous réveiller avant qu'il soit trop tard. Toutes ces idées vont sürement faire avancer notre société, qui s'est laissée endormir dans la surconsamation de produits chimiques. Merci beaucoup

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