Libre Espace Orléans aurait besoin de financement additionnel de base pour procéder à l'embauche d'un emploi supplémentaire. [:AC:]CP:(Photo: Marc Cochrane)
Libre Espace Orléans a besoin de plus de sous
Financement des organismes communautaires oeuvrant en santé et services sociaux
La crise alimentaire, doublée de la crise économique, ne fera qu'accentuer les demandes d'aide et les difficultés vécues par de plus en plus de gens sur la Côte-de-Beaupré, estime l'organisme Libre Espace Orléans (LEO). C'est pourquoi il demande du financement supplémentaire afin de défrayer les coûts pour l'embauche d'un employé additionnel.
Selon la directrice générale de Libre Espace Orléans, Francine Hamel, l'organisme communautaire autonome oeuvrant en santé et services sociaux a reçu, pour 2008-2009, 97 250 $ dans le cadre du financement du Programme de soutien aux organismes communautaires de la part de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale et 10 000 $ de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches.
«Pour 2009-2010, nous demandons à l'Agence de nous financer un deuxième poste à l'intervention. Ce n'est pas la mère à boire, mais un incontournable pour offrir plus et mieux aux gens de la Côte-de-Beaupré. Nous sommes deux salariées actuellement et je me permets de demander un geste d'appui dans le cadre d'une vaste campagne provinciale, ce à l'égard du financement de base des organismes oeuvrant en santé et services sociaux», a déclaré Mme Hamel.
Demande d'appuis
Par le biais de courriels qu'elle a expédiés à de nombreux organismes et institutions de la Côte-de-Beaupré, Francine Hamel demande d'appuyer le travail de LEO auprès des citoyens en faisant un geste simple, celui d'apposer leur logo, s'il y a lieu et leur signature sur la lettre jointe en document attaché. Elle recommande de la faire parvenir aux personnes concernées soient au ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc, à la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, et au président-directeur général de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale, Michel Fontaine, soit par courriel ou par télécopieur à Libre Espace Orléans au 418-827-5545.
Campé au 9694, boulevard Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de-Beaupré, LEO s'est donné comme mission d'agir en prévention, en promotion et en appui à toutes les personnes vivant sur le territoire de la Municipalité régionale de comté de la Côte-de-Beaupré avec ou sans diagnostic de problématique de santé mentale.
«Briser l'isolement, informer, référer vers d'autres ressources, offrir de l'écoute téléphonique, des entrevues individuelles, des ateliers de croissance personnelle, l'opportunité de participer à un jardin collectif, à des sorties culturelles et de loisirs, de se vêtir à coût minime par le biais de notre friperie et plus, voilà en gros ce que nous offrons actuellement à vos voisins, votre frère, votre mère et à vous», a souligné Mme Hamel.
Une bonne santé mentale
Elle a ajouté que 1100 personnes ont été rejointes en 2007-2008 par LEO. Dix personnes sur dix sont sujettes à vivre une dépression nerveuse dans leur vie.
«Voir au maintien d'une bonne santé mentale est important et apprendre à parler de ses problèmes personnels à quelqu'un de confiance peut y contribuer, voir même à éviter des drames dont on fait trop souvent état dans les médias...Aller chercher de l'aide n'est pas un signe de faiblesse, mais plutôt un gage de force et de maturité», a mentionné Francine Hamel.
Gros manque à combler
Mme Hamel soutient que les investissements actuellement consentis pour soutenir la mission des organismes communautaires sont nettement insuffisants et ne représentent que 2 % du budget en santé et services sociaux. Dans la région 03, pour l’année 2008-2009, les besoins réels des organismes se chiffraient à 35 071 638 $ alors que l’Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale leur a alloué 27 736 938 $ en financement pour soutenir leur mission.
«Sans des investissements supplémentaires importants, minimalement 1 million ou 10% du budget de développement, les organismes communautaires autonomes ne pourront tout simplement pas remplir leur mission ce qui aura des conséquences importantes pour les milliers de personnes qui les fréquentent», a déploré Mme Hamel.
Pour de plus amples renseignements afin de soutenir cet organisme ou participer à cette campagne d'appui, composez 418-827-1551.