Les élèves de la classe de 4e année de Priscil Paradis sont fiers de montrer leur signet, dont la vente permettra d'amasser des sous pour Haïti.
(Photo: Marc Cochrane)
Des signets pour venir en aide aux Haïtiens
Projet réalisé aux écoles des Beaux-Prés et de la Pionnière
Au lieu de prendre les Haïtiens en pitié et d'ensuite éteindre son téléviseur, une enseignante de 4e année de l'École primaire des Beaux-Prés a décidé de leur venir en aide en proposant un projet original qui permettra d'amasser des sous afin de reconstruire le pays des Antilles frappé par un violent tremblement de terre, le 12 janvier.
Priscil Paradis a suggéré au comité pédagogique des écoles des Beaux-Prés (Beaupré)et de la Pionnière (Saint-Joachim) que chaque élève, sauf ceux de la maternelle, fabrique des signets qui seront ensuite vendus dans la population.
«Chaque élève a pris un carton de 8 ½ X 11 qu'il a dessiné. Par la suite, il l'a coupé en sept parties. À l'endos, il a écrit une phrase d'encouragement envers Haïti et a apposé sa signature. Une fois plastifiés par la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, les signets seront mis en vente dès le 5 février en vue de la fête de la Saint-Valentin», a précisé Mme Paradis, en entrevue à L'Autre Voix.
L'élève, le premier acheteur
Sur les sept signets qui seront décorés d'un ruban rouge et doré aux couleurs d'Haïti, chaque élève doit en vendre un minium de cinq au coût de 2 $ l'unité. Le premier signet doit être acheté par l'élève qui l'a conçu. Les autres seront vendus dans des endroits publics.
«Si chaque élève vend son minimum de cinq signets, nous estimons pouvoir recueillir plus de 1600 $ qui seront probablement versés à la Croix-Rouge», a noté Mme Paradis, en spécifiant que la décision finale n'est pas prise quant au récipiendaire des recettes du projet.
Des jeunes sensibilisés
Lors de sa visite dans la classe de Priscil Paradis, le représentant a questionné les jeunes sur l'initiative de leur enseignante et ils ont montré une belle conscientisation face au malheur qui a frappé un des pays les plus pauvres de la planète.
«Ils ont toujours été pauvres. Il faut les aider», a dit Mathieu Bégin-Dion. «L'argent va permettre de reconstruire les maisons», a pour sa part mentionné Alix Ruel.
(Photo: Marc Cochrane)