Un voyage humanitaire qui change la perception du bonheur

Publié le 6 juin 2014
Onze élèves et trois accompagnateurs ont pris part au voyage humanitaire.
(Photo gracieuseté - Collège des Hauts Sommets)

AIDE HUMANITAIRE – Onze élèves du Collège des Hauts Sommets sont revenus dernièrement d'un voyage humanitaire au Guatemala, une façon pour eux de réaliser que le bonheur ne dépend pas de ce que l'on peut posséder.

Ces élèves accompagnés de trois accompagnateurs ont participé à divers travaux à un orphelinat appelé Hogar Shalom. Cet établissement fondé par un père québécois accueille environ 25 jeunes qui n'ont pas de parents pour s'occuper d'eux.

Les élèves des Hauts Sommets ont retroussé leurs manches pour notamment participer à la construction d'une nouvelle salle de bain pour l'école. Et comme les moyens étaient plutôt limités, le ciment a dû être fait à la main pour qu'ensuite les jeunes se passent des chaudières afin de monter la structure. «Quand on regardait ça après, il devait y avoir une tonne de ciment! On s'est dit wow, on a fait ça à bras», raconte Émile Jacques, élève en troisième secondaire.

Afin d'aménager un espace pour une nouvelle école, les élèves ont nivelé un terrain à l'aide de pioche et ont défriché avec des machettes, se mettant parfois à plusieurs pour arracher des troncs. Ils ont peinturé la clôture entourant le terrain de jeu et ont participé à la cueillette de fèves, une activité qui n'était pas de tout repos en raison de l'ampleur de la tâche et de la chaleur, explique Sabrina Pelletier, responsable à la vie étudiante et accompagnatrice.

Perception

Lorsqu'il a entendu parler du projet, Émile était plutôt sceptique. Ce sont des amis qui lui ont fait changer d'avis, une décision qu'il est loin de regretter si on se fie à la passion qui l'anime quand il parle de son expérience.

Ce voyage a contribué à modifier sa perception de la vie. «Voir ces gens qui n'ont rien comparé à nous, mais qui ont toujours le sourire aux lèvres, on revient ici et on se dit qu'on est chialeux», lance-t-il en riant. Voir des enfants heureux malgré leur situation aura été ce qui l'a fait le plus réfléchir. «Émile est la preuve vivante que ce genre d'expérience peut vous changer», constate Mme Pelletier.

«Je savais un peu à quoi m'attendre, mais le vivre, ce n'est vraiment pas la même chose», explique celui qui qualifie ce voyage comme étant le plus beau qu'il ait fait. Il a également été frappé de voir à quel point les habitants récupéraient pour donner une utilité à tout.

Expérience renouvelée

Il s'agissait de la troisième fois que le Collège organisait ce type de voyage, une expérience qui sera répétée dans deux ans, le temps d'organiser le tout et de s'occuper du financement. «Ici, on prône le respect, l'entraide et la coopération. C'est une belle façon de mettre ça en application», estime Mme Pelletier.