Le nouveau défi de Brigitte Robinet

Publié le 23 décembre 2016

Brigitte Robinet, conseillère en développement touristique de la MRC de La Mitis. (Photo TC Media - Sonia Lévesque)

En poste depuis quelques mois, la conseillère en développement touristique de la MRC de La Mitis, Brigitte Robinet, compare cette région à un diamant brut.

«Il y a plein de petits produits, de grands produits, de potentiel dans La Mitis, pour faire en sorte que les gens de passage prennent le temps d'arrêter. Le potentiel est là, maintenant il faut du travail, du développement et de la consolidation pour en faire une destination» observe madame Robinet.

Diplômée en administration des affaires et en gestion des ressources humaines, cette native de Côte-de-Beaupré a toujours œuvré dans le secteur touristique.

«Dans ma première job, je faisais des tartes qu'on vendait sur le bord du chemin pour la clientèle qui allait dans le secteur des chalets haut de gamme » se remémore-t-elle en riant.

Des années plus tard, elle s'est retrouvée au site historique Les Sept-Chutes à Saint-Ferréol-les-Neiges puis à l'Office du tourisme de Québec. Elle a également touché à l'événementiel avec entre autres le Festival de la gastronomie et la Coupe des nations, en plus d'avoir enseigné en gestion d'événement au Collège Mérici de Québec. Cette férue de tourisme a aussi démarré un café à Sainte-Anne-de-Beaupré avant d'obtenir un mandat à l'île d'Orléans où elle a notamment participé à la mise sur pied des cyclo-pousse, une façon originale de découvrir l'île de Félix à travers les rues de Québec.

Rompue aux défis, elle est attirée par celui de construire. « Ce que j'aime beaucoup, c'est de voir les petites réalisations qui font la différence dans un endroit. Ça marche et c'est important pour le milieu. D'être capable d'avoir apporté le petit coup de pouce qui a aidé à la réalisation d'un projet, c'est une grande satisfaction » dit-elle.

Mais avant toute chose, la mobilisation des gens doit être au rendez-vous. « Je travaille avec le milieu. Si ça ne vient pas du milieu, ça ne lèvera pas » tranche Brigitte Robinet.

Elle donne en exemple le projet de parc linéaire de La Mitis. « Il faut voir de quelle façon on peut en faire un produit touristique. À la base, le tourisme peut vivre à long terme si les gens du milieu s'en accaparent. Si les gens s'accaparent le parc, ça devient un lieu intéressant pour les touristes. Les touristes vont là où les gens vont. Si les gens de la place adoptent un resto, adoptent un parc, c'est beaucoup plus authentique d'y aller » explique-t-elle.

«La volonté politique d'aller de l'avant avec le développement touristique est là. Il reste au secteur à se mobiliser, puis à se donner des orientations. Il faut que les gens se serrent les coudes, qu'on ait une vision territoriale de La Mitis», poursuit madame Robinet.

En veilleuse, la corporation Tourisme Mitis existe toujours. « On est en train de mettre sur pied un comité touristique, et ce sera au comité de décider si on maintient Tourisme Mitis ou si on repart sous un autre nom » indique la conseillère.

L'étiquette de zone de passage souvent accolée à notre MRC et ses voisines ne doit pas être un frein. « On est à proximité de Rimouski, pas loin de Rivière-du-Loup, sur la route de la Gaspésie. Il n'y a pas beaucoup de région comme La Mitis qui ont un bassin de passage comme celui qu'on a. C'est à nous de miser là-dessus pour commencer. Quand on parle de La Mitis en dehors de la région, on la connait peu, souvent les gens réfèrent aux Jardins de Métis, c'est à nous de la situer » dit-elle.

Les Jardins constituent bien sûr le produit d'appel. Le littoral demeure également une des principales forces de cette région située entre fleuve et montagnes. « Les gens viennent pour le fleuve mais c'est à nous de leur vendre l'idée de faire des excursions dans le haut-pays » mentionne la conseillère en citant en exemple le Mont-Comi dont le potentiel s'étire sur quatre saisons, les nombreux sentiers pédestres, la chasse et la pêche « qui génèrent des retombées très intéressantes. »

«C'est un des aspects de La Mitis que l'on oublie. On est à quelques heures de Québec, il y a une multitude de lacs, la présence de la rivière Mitis » observe Brigitte Robinet. Elle pense aussi à la grotte de La Rédemption, en développement, au tourisme équestre qui a donné lieu à la formation d'une nouvelle association, les Aventuriers équins dans la région de Rimouski-La Mitis, à l'agro-alimentaire, à la motoneige et au VTT sans oublier les paysages, « les champs bleus, les champs jaunes, c'est magnifique!»

«Ce qui est important c'est de consolider ce qu'on a, ce qui n'empêche pas le développement parallèle, mais vraiment consolider ce qu'on a est une priorité » souligne la conseillère bien résolue à faire briller de tous ces feux le diamant brut qu'elle a entre les mains.»

TC Media