Une option philanthropique à votre héritage

Maison des jeunes

Publié le 11 juillet 2016

DONS. En août 2015, la Maison des jeunes de Stoneham-et-Tewkesbury reçoit une surprise inattendue: une partie d'héritage léguée par un défunt résident du secteur. Voyant l'incroyable impact que cela a eu sur la prospérité de la Maison l'Atôme, les maisons du Régional des maisons de jeunes de Québec souhaitent populariser cette option philanthropique.

C'est arrivé en septembre 2014 et sur le coup, tout le monde était surpris. «Nous avons reçu une lettre du notaire. On se demandait ce qu'il se passait parce que c'est la première fois qu'on voyait un don fait par héritage à une maison des jeunes», raconte la directrice de celle de Stoneham-et-Tewkesbury, Stéphanie Racine.

Selon elle, le résident de Stoneham, Rodrigue Gagné, n'était pas connu par les responsables de l'Atôme. «Nous n'avions jamais entendu parler de lui. Le premier chèque a été de 22 900$. C'est très gros dans notre milieu.»

Important coup de pouce, la somme reçue n'a pas été dépensée sur un coup de tête. «On l'a affecté sur cinq ans. Nous avons misé sur la promotion et sur notre visibilité pour attirer plus de jeunes, par des blogues et des articles par exemple», conclut Mme Racine.

Ancien professeur, l'homme a été décrit à la maison des jeunes, par sa sœur, comme une personne très humble et qui aimait beaucoup les jeunes, comme le témoignait sa profession.

La sœur de M. Gagné est d'ailleurs très impliquée dans le processus et a été mise au courant des effets positifs du don de son frère.

Suggérer une option

Devant les effets bénéfiques que le don de M. Gagné a eus sur la Maison des jeunes de Stoneham-et-Tewkesbury, les autres maisons des jeunes souhaiteraient faire connaître cette option que les gens peuvent mettre sur leur testament et qui, selon eux, fait une réelle différence. «En ce moment, on est sous-financés par le gouvernement. On veut informer les gens que les dons planifiés, ça existe», explique Caroline Flamand, coordonnatrice de la Maison des jeunes L'Envol de Sainte-Foy. Selon elle, c'est aussi avantageux pour la succession au niveau des impôts.

D'après Stéphanie Racine, le bouche à oreille serait une bonne solution pour populariser les dons planifiés, puisque les notaires ne pourraient pas suggérer de donner à une maison plus qu'à un autre organisme. «Ce n'est pas éthique pour un notaire de suggérer un organisme en particulier. Ils peuvent toutefois expliquer ce qu'est un don planifié.»

Ce qu'elles feraient d'un tel don

Comme elles n'ont pas tous les mêmes besoins en raison d'une clientèle différente, les responsables ne feraient pas toutes la même chose si leur maison respective recevait l'appui d'un citoyen comme Rodrigue Gagné. «Comme on fait beaucoup avec peu, ça doublerait notre budget. On augmenterait des offres de services et d'ateliers. On pourrait aussi augmenter des heures et avoir un peu plus d'employés», affirme Cassandre Lessard, coordonnatrice à la Maison Les Éboulements de Charlevoix.

À La Parenthèse de Vanier, les fonds iraient dans le budget quotidien selon la directrice Sylvie Sauvageau. «On ne ferait rien de nouveau, on consoliderait ce qu'on fait déjà. On ferait peut-être plus de camps thématiques en lien avec les problématiques de notre milieu.»

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Québec Hebdo