Le groupe Caravane sur les routes de la Chine


Publié le 17 janvier 2017

Guillaume Méthot, Raphaël Potvin et Dominic Pelletier décolleront le 20 février prochain pour la Chine avec le batteur Williame Duguay-Drouin.

(Photo TC Media – Prisca Benoit)

MUSIQUE. D'un simple défi, presque un «T'es pas game», le groupe rock de Québec Caravane a décidé de s'envoler pour la Chine en février prochain pour une tournée de cinq concerts.

Après leur spectacle à La Baie dans la région de Saguenay, ce sont à Hong Kong, Panyu, Zhongshan, Tianhe et Zhuhai où le groupe Caravane performera. Les musiciens décollent le 20 février pour une tournée de cinq spectacles dans cinq villes différentes de la région de Hong Kong pendant cinq soirs d'affilée.

L'idée est partie d'un proche du groupe, Simon Gaudry du festival Envol et Macadam, avec qui Caravane avait participé à un spectacle en Allemagne. «On lui a demandé c'était où ailleurs dans le monde où il avait des plugs de même et il nous disait qu'il connaissait du monde en Chine, raconte le bassiste Raphaël Potvin. On lui disait en blague qu'il allait nous amener un jour en Chine, et finalement, un an plus tard, il nous arrive avec ça.»

Cet esprit novateur, l'envie de découvrir de nouvelles frontières vient de l'esprit punk du groupe, dont le noyau avait créé le groupe punk rock The Hunters il y a une dizaine d'années. «L'éthique du punk, c'est le Do it yourself, explique le chanteur Dominic Pelletier. C'est ça qu'on aime. On n'a pas besoin de personne. Nous on veut juste amener ce qu'on fait le plus loin possible par nous-mêmes et vivre des expériences avec ça.»

«En 2017, il faut que tu fasses des choses par toi-même et que tu traces ton propre chemin, estime Raphaël Potvin. Tu ne peux plus attendre après les compagnies de disque ou les compagnies de promotion pour qu'elles fassent ça pour toi.» «C'est même attrayant pour eux un groupe qui est déjà capable de tout faire par lui-même, renchérit Dominic Pelletier. Ce n'est plus comme dans le temps où quelqu'un te prend sous son aile.»

Le groupe ne veut pas se faire d'attentes sur leur tournée chinoise, préférant laisser les choses aller comme elles viennent. «Pour nous c'est surtout une expérience, explique le guitariste Guillaume Méthot. On va voir là-bas comment ça se passe.» Même s'ils ignorent encore comment réagira le public asiatique, ils savent que dans leur région natale, la nouvelle fait jaser. «Ce n'est pas tous les jours qu'un groupe francophone réussit à s'exporter en Asie.», rappelle Raphaël Potvin.

Karaoké de financement

Pour les aider à décoller vers l'Asie, L'Anti – Bar et spectacles organise un karaoké de financement où Caravane assurera l'animation. Durant la soirée, 25% de recettes du bar iront au financement de la tournée de Caravane. «En 2017, tu ne peux plus te permettre de faire seulement ce qui était dicté dans le temps. Ton band devient un peu ta propre marque de commerce.» Ne promettant rien, les participants peuvent quand même s'attendre à entendre quelques pièces interprétées par le quatuor.

Avec la sortie de leur deuxième album Fuego et l'arrivée de leur nouveau guitariste au sein du groupe, Caravane s'est vraiment senti sur une lancée créative, si bien qu'un troisième album est déjà dans la mire. Le groupe continue de rêver grand pour sa prochaine destination internationale: Japon, Australie, Amérique du Sud, les destinations sont encore nombreuses à explorer. «On a la chance de pouvoir voyager, tout en jouant de la musique le soir», se réjouit Dominic Pelletier à l'idée d'une prochaine tournée.

Québec Hebdo