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La réunion des frères Gagné

Pour Benjamin et Christophe, le bonheur est à la maison!


Publié le 8 août 2017

Benjamin et Christophe ont de la difficulté à cacher leurs liens familiaux. «Plus on vieillit, plus on se fait dire qu’on se ressemble.»

©Photo TC Media – Charles Lalande

FAMILLE. Les aléas du sport de haut niveau ont séparé les frères Gagné pendant plus de trois ans. Réunis depuis quelques mois, Christophe, du Rouge et Or, et Benjamin, des Remparts, profitent d’une proximité retrouvée pour renforcer des liens fraternels déjà solides.

En 2013, Christophe a choisi de s’expatrier dans un prep school américain. L’aventure a duré deux ans. Il a par la suite pris la décision de rentrer à la maison et de joindre le programme de football de l’Université Laval, le club qu’il encourageait fidèlement au cours de sa tendre enfance.

Jeunes, on se chamaillait constamment. En grandissant, on est devenus des meilleurs amis.

Christophe Gagné, sur sa relation avec son frère Benjamin.

Quant à Benjamin, il a quitté le nid familial à l’été 2014 après avoir été repêché en première ronde par les Voltigeurs de Drummondville, formation du hockey junior québécois. Le 17 décembre 2016, ses droits passaient aux Remparts de Québec dans une transaction impliquant quelques choix au repêchage.

«Benjamin nous a appelé sur FaceTime pour nous l’annoncer. C’était incroyable. Notre mère pleurait, elle a même brisé un bracelet en sautant de joie!», explique le secondeur lavallois, qui considère son frangin comme étant son «acolyte de vie».

«Nos parents étaient contents de retrouver leurs deux enfants. Nous étions aussi heureux de redevenir une famille de quatre. Nous sommes très unis», renchérit le défenseur gaucher, qui aura 19 ans le 22 octobre.

Un titre à défendre

Christophe n’a qu’un objectif en tête en 2017 : remporter une autre coupe Vanier.

©Photo TC Media – Charles Lalande

En 2016, le Rouge et Or de l’Université Laval a retrouvé ses lettres de noblesses en mettant la main sur le titre québécois après l’avoir perdu deux années consécutives aux mains des Carabins de l’Université de Montréal. La Coupe Vanier, suprématie du football universitaire canadien, a suivi deux semaines plus tard.

«À Laval, c’est devenu un standard de gagner, alors tu viens ici pour ça. C’est un sentiment extraordinaire, je ne sais même pas comment décrire ces émotions», d’ajouter Christophe à court de mots.

En cinq rencontres, le #44 a enregistré 6,5 plaqués, dont 5 en solo. L’étudiant en kinésiologie a été ralenti par une blessure à la cheville, de sorte qu’il a perdu sa place dans l’alignement. Il n’a donc pas lésiné sur les efforts lors de la saison morte pour la retrouver.

«J’ai eu une rencontre avec Marc Fortier [coordonnateur défensif] et il est très satisfait de ma progression et de ma compréhension du système de jeu. Cette année, je veux être habillé tous les matchs et contribuer aux succès.»

Un changement d’air profitable

Benjamin veut rester au sein de la brigade défensive des Remparts jusqu’à la fin de sa carrière junior.

©Photo TC Media – Charles Lalande

L’été dernier, Benjamin Gagné, alors avec les Voltigeurs, croyait en avoir terminé avec le hockey. Il a tenté une percée dans le monde du football collégial à la position de porteur de ballon, mais la venue d’un nouvel entraîneur-chef à Drummondville lui a fait changer son fusil d’épaule.

«J’ai pris la bonne décision. J’avais besoin de m’éloigner du hockey pour réaliser à quel point j’aimais ça. Quand j’ai été échangé à Québec, j’étais tellement heureux», lance le #9, qui a retrouvé quelques bons amis au Centre Vidéotron, tels que Matthew Boucher et Olivier Garneau.

Cette saison, son objectif est d’afficher une progression intéressante afin de se mériter l’un des trois casiers réservés aux joueurs de 20 ans en vue de la campagne 2018-2019. «Je vise une carrière professionnelle alors je dois continuer de travailler fort pour m’établir comme l’un des meilleurs défenseurs de la ligue.»

Parole de son frère, il peut y arriver : «C’est une boule d’énergie qui ne réalise pas qu’il est capable d’en donner plus. Je le regarde s’entraîner et c’est un naturel», a vanté l’aîné de 21 ans.

Québec Hebdo